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La technologie de ChrysaLabs a été testée l’été dernier sur différentes terres au Québec, au Canada et aux États-Unis. Photo : Gracieuseté de ChrysaLabs

La technologie de ChrysaLabs a été testée l’été dernier sur différentes terres au Québec, au Canada et aux États-Unis. Photo : Gracieuseté de ChrysaLabs

Un outil pour analyser les composantes des sols

Au cours des prochains mois, les agriculteurs auront accès à une technologie qui permettra de mesurer les nutriments et la santé de leur sol en temps réel. Les cofondateurs de l’entreprise ChrysaLabs peaufinent actuellement leur outil afin de le commercialiser au cours de l’année.

L’appareil est composé d’une sonde portable qui s’insère dans le sol pour prendre les différents paramètres agronomiques. Les résultats sont ensuite transmis via une plateforme Web et peuvent être lus sur un appareil électronique. Cela permet ensuite d’appliquer la bonne dose de fertilisant ou de régler un problème particulier. « C’est l’équivalent d’avoir un laboratoire dans le champ », souligne Samuel Fournier, cofondateur et président-directeur général de ChrysaLabs.

L’idée est partie en parallèle d’un projet d’études universitaires lors duquel Gabriel Mangeat et Benjamin De Leener se sont aperçus qu’il n’y avait pas de moyen plus rapide d’obtenir les données d’un sol que d’envoyer un échantillon dans un laboratoire et d’attendre les résultats. Samuel Fournier et Jacques Michiels se sont joints au duo lorsque le projet s’est développé en entreprise.

Le président-directeur général souligne que cette technologie aura l’avantage de faire économiser les agriculteurs en utilisant uniquement la dose de fertilisants nécessaire au bon endroit au bon moment. Ça aura donc aussi un impact positif sur l’environnement.

Éric Poupart, agronome à la ferme biologique Agri-fusion, de Saint-Polycarpe en Montérégie, a participé à l’élaboration de la base de données de l’outil l’été dernier et attend maintenant sa commercialisation. « La technique est vraiment très intéressante. Si le calibrage est bien fait et la lecture est la bonne, ce sera plus facile de connaître la fertilité du sol et diagnostiquer un problème », souligne-t-il.

L’agronome cite en exemple un champ où il voyait des symptômes de carence de phosphore. « Pour le confirmer, on doit faire des analyses. La réponse n’est pas connue avant deux à trois semaines. Avec la sonde, on pourrait le savoir tout de suite et corriger la chose rapidement », dit-il

Financement

ChrysaLabs a reçu une subvention de 1,6 M$ de Technologies du développement durable Canada. Cette fondation aide financièrement la commercialisation de technologies propres. Un tel financement permettra à l’entreprise d’effectuer la commercialisation de son produit en 2021.

Le prix pour l’agriculteur variera selon le nombre de sondes qu’il souhaite obtenir et il devra aussi payer un forfait pour avoir accès à la plateforme de résultats. Les analyses seront illimitées, un aspect qu’Éric Poupart trouve très intéressant comparativement au paiement de chaque échantillon envoyé en laboratoire. L’agronome estime qu’il pourra faire l’étude complète des terres et ainsi produire une carte de fertilisation.