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Les délais de production d’un projet dépendent de plusieurs facteurs, comme le choix de la série, la dimension, les options, la galvanisation et la période de l’année. Photos : Gracieuseté des Industries Harnois

Les délais de production d’un projet dépendent de plusieurs facteurs, comme le choix de la série, la dimension, les options, la galvanisation et la période de l’année. Photos : Gracieuseté des Industries Harnois

MegaDome : une solution économique et polyvalente

Abri pour balles de foin ou de paille. Entrepôt pour ranger la machinerie. Étable pour le bétail (vaches laitières, animaux de remplacement, bouvillons d’engraissement, moutons, chèvres, etc.). Manège équestre.

Depuis son lancement en 1999 par Les Industries Harnois, le MegaDome trouve une multitude d’applications auprès des agriculteurs attirés par son coût et sa polyvalence. « La plupart de nos clients en agriculture s’en servent pour ranger leurs balles de foin ou entreposer leur machinerie », explique Roger Chaput, directeur des ventes, secteur agricole. Sur les 300 à 325 bâtiments de toile que vend l’entreprise de Saint-Thomas-de-Joliette, dans Lanaudière, chaque année, une centaine se retrouve sur des terres agricoles.

Selon l’usage qu’on en veut en faire, la largeur des MegaDome varie. « Ça peut aller de 30 pieds jusqu’à 100 pieds de large, mais généralement, les plus fréquents font de 60 à 80 pieds de largeur », poursuit M. Chaput. Au besoin, les bâtiments peuvent être allongés en ajoutant simplement des arches d’acier et en prolongeant la membrane à l’une des extrémités. C’est souvent en raison de son coût avantageux par rapport à un bâtiment conventionnel en bois ou en acier que le MegaDome est privilégié par les agriculteurs. « En comptant l’ingénierie du projet, les blocs de béton pour les fondations et l’installation, on parle de 13 $ à 18 $ le pied carré.

Plus le bâtiment est petit, plus c’est dispendieux parce que ce sont les extrémités qui coûtent le plus cher dans la structure », souligne le représentant des Industries Harnois. L’économie se retrouve également dans le compte de taxes puisque ce type de structure démontable affiche une évaluation foncière bien moindre qu’un immeuble. Marc-Olivier Hotte, de la Ferme Hotte & Van Winden à Saint-Cyprien-de-Napierville, a acquis un MegaDome de 70 pieds de largeur sur 140 pieds de longueur à l’été 2020. « Nous, c’est pour entreposer notre machinerie durant l’hiver », explique le producteur qui a été attiré par le rapport qualité-prix du bâtiment. « Comparé à une structure en bois ou en acier, c’est environ trois fois moins cher », estime-t-il.

L’absence de colonne centrale facilite l’entreposage du matériel et la circulation des véhicules en tout genre.

L’absence de colonne centrale facilite l’entreposage du matériel et la circulation des véhicules en tout genre.

Préparation du sol et béton de qualité

L’estimation envoyée par Les Industries Harnois aux clients n’inclut cependant pas des éléments comme l’électricité, l’éclairage, les portes d’accès et la préparation du terrain. « On ne peut pas installer ça sur un couvert végétal, précise Roger Chaput. Il faut retrancher entre 8 et 12 pouces d’épaisseur de sol et remplir cette fosse avec du matériel qui se compacte bien. Après, on se construit un plateau de 4 à 6 pouces de hauteur avec de la pierre bien compactée. C’est là-dessus qu’on dépose nos blocs de béton. »

Et ce n’est pas n’importe quel bloc de béton qui peut être utilisé. « Nous, on les fait faire par Béton Adam, une entreprise située dans le même village que notre usine. Souvent, les blocs de béton qui sont vendus sur le marché sont fabriqués avec des restes. On ne pourrait pas installer un MegaDome sur une fondation à la qualité douteuse où l’ancrage pourrait sortir à la première bourrasque de vent », note le directeur des ventes. Si le client fait préparer ses fondations par une compagnie de coffrage, Les Industries Harnois lui transmettront un plan avec les spécifications requises pour le béton et les armatures.

Une étude d’ingénierie pour chaque projet

Parce que ces structures sont aussi soumises aux exigences du code du bâtiment, tous les projets font l’objet d’une analyse par un ingénieur. « Chacun est conçu selon l’endroit où il sera construit. Il neige plus à Matane qu’à Valleyfield; les fermes (trust) du MegaDome seront donc plus rapprochées. On regarde à quel endroit il sera installé. Si c’est en plein champ, la neige va avoir moins tendance à s’accumuler sur la toiture. À l’inverse, s’il est protégé du vent, il y en aura plus. C’est une fois ce travail d’analyse terminé qu’on peut faire une estimation du prix au client. »

Depuis qu’elle a créé sa division MegaDome il y a 22 ans, l’entreprise a apporté plusieurs améliorations à son produit, notamment le développement de la membrane PowerShield destinée spécifiquement au marché agricole. « Elle laisse pénétrer 30 % de lumière, ce qui permet la stérilisation solaire. Ça peut générer des économies par rapport aux frais associés aux soins vétérinaires. Le taux d’humidité est également moindre avec cette membrane en comparaison avec la membrane standard », mentionne Roger Chaput. Et c’est sans compter que cette lumière naturelle permet de réduire le recours à l’éclairage artificiel, ce qui procure des économies d’électricité intéressantes.

« On ne peut pas installer ça sur un couvert végétal. Il faut retrancher entre 8 et 12 pouces d’épaisseur de sol et remplir cette fosse avec du matériel qui se compacte bien. » Roger Chaput  / directeur des ventes,  Les Industries Harnois

« On ne peut pas installer ça sur un couvert végétal. Il faut retrancher entre 8 et 12 pouces d’épaisseur de sol et remplir cette fosse avec du matériel qui se compacte bien. »
Roger Chaput / directeur des ventes,
Les Industries Harnois

Les membranes du MegaDome ont une durée de vie de 18 à 20 ans pour un usage normal et viennent avec une garantie de 15 ans. « Le fait qu’elles soient blanches allonge aussi leur durée de vie parce que contrairement aux toiles foncées, elles emmagasinent moins le soleil », souligne M. Chaput.

En temps normal, un agriculteur qui passait une commande pour un MegaDome en mai pouvait espérer en profiter à la fin du mois de juin. « Habituellement, on pouvait penser à un délai de cinq à six semaines, mais là, c’est vraiment la folie depuis la pandémie. On croule sous les commandes, révèle Roger Chaput. Présentement, les bâtiments que je passe en commande vont pouvoir être installés en octobre seulement.

Je prévois qu’on va avoir augmenté le nombre de MegaDome vendus de 50 % par rapport à notre dernière année normale en 2019. » Autant dire que la période des ventes se terminera sous peu pour cette année puisque sur leur site Web, Les Industries Harnois Québec soulignent que le temps le plus propice pour ériger un MegaDome est dès le mois d’avril. Il est toujours possible de le faire de décembre à mars, mais avec des frais supplémentaires d’un minimum de 15 %.

Bernard Lepage, collaboration spéciale