Tecking Automatisation peut compter sur une équipe d’une douzaine de personnes, entièrement dédiée à l’automatisation de processus répétitifs, dangereux ou aliénants. Photo : Gracieuseté de Tecking Automatisation
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLa pénurie de main-d’œuvre est un refrain bien connu dans le secteur agricole. Pour alléger les opérations quotidiennes des producteurs, une entreprise de Sherbrooke propose de faire entrer l’automatisation directement dans les champs. Pour y arriver, elle propose une approche inédite : mutualiser les ressources pour rendre la robotisation accessible.
Depuis ses débuts en 2015, Tecking se spécialise dans l’automatisation de processus industriels. Aujourd’hui, elle souhaite étendre ses activités au secteur agricole, un domaine où les besoins sont grands et les solutions, encore peu répandues. Principal frein : le coût élevé du développement technologique.
Pour contourner cet obstacle, le fabricant mise sur une stratégie de mutualisation. Plutôt que de concevoir un projet sur mesure pour chaque exploitation, il propose de regrouper plusieurs producteurs ayant des besoins similaires. « En partageant les frais de développement, on rend la technologie beaucoup plus accessible. C’est une approche gagnant-gagnant », explique le président-directeur général, Éric Côté.

Gains d’efficacité et de productivité
Tecking souhaite organiser dès ce printemps une rencontre avec des producteurs pour mieux cerner leurs besoins. Éric Côté a déjà approché l’Union des producteurs agricoles dans l’optique de développer un éventuel partenariat.
Dans un premier temps, l’objectif sera d’identifier les tâches manuelles les plus chronophages dans les champs et d’évaluer comment l’automatisation pourrait les optimiser. Cueillette, désherbage, inspection des cultures : plusieurs activités nécessitant une main-d’œuvre abondante pourraient être, du moins en partie, prises en charge par des robots.
L’automatisation permettrait de pallier la rareté de personnel tout en améliorant la productivité, affirme Éric Côté.
Un robot peut fonctionner jour et nuit, ce qui permet aux travailleurs de se concentrer sur des tâches plus complexes ou stratégiques.
Des robots dans les champs dès 2027?
Même si Tecking s’aventure sur un nouveau terrain, l’entreprise ne part pas de zéro. Elle possède déjà une expertise poussée en vision industrielle et en analyse d’images, deux éléments clés pour le développement de solutions adaptées au secteur agricole. « Nous sommes une équipe d’une douzaine de personnes, entièrement dédiée à l’automatisation de processus répétitifs, dangereux ou aliénants. L’un des grands défis en agriculture sera d’assurer la performance des robots en milieu extérieur, où les conditions de lumière et de terrain varient considérablement », reconnaît Éric Côté.
L’entreprise espère amorcer les tests en conditions réelles dès la fin de l’été 2025, avec en ligne de mire le lancement d’une première génération de robots opérationnels d’ici 2027. D’ici là, Éric Côté invite les producteurs à manifester leur intérêt à participer à ce projet de développement en commun.