L’ACIA a indiqué avoir fait appel à un « tireur d’élite professionnel », considérant cette méthode comme la plus appropriée et la plus humaine. Photo : Shutterstock
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S'abonner maintenantL’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé l’abattage de toutes les autruches d’une ferme de Colombie-Britannique, conformément à un ordre d’abattage donné en raison d’une épidémie de grippe aviaire.
Dans un communiqué publié le 7 novembre, l’ACIA a indiqué avoir fait appel à un « tireur d’élite professionnel », considérant cette méthode comme la plus appropriée et la plus humaine pour procéder à l’abattage de centaines d’oiseaux dans la ferme d’Edgewood, en Colombie-Britannique.
« Cette méthode est conforme aux recommandations de l’Association canadienne des médecins vétérinaires et de l’Association américaine des médecins vétérinaires et peut être utilisée au besoin, notamment lorsque d’autres méthodes sont impraticables », a-t-elle précisé.
Un enclos rempli d’autruches le jeudi était vide le vendredi, et aucune autruche n’était visible ailleurs sur la propriété.
L’enclos où ont eu lieu les tirs était en réalité rempli de longues bâches bleues recouvrant des objets au sol, eux-mêmes enveloppés de draps noirs.
Les tirs se sont poursuivis pendant des heures en soirée, le 6 novembre, après que la Cour suprême du Canada eut statué plus tôt dans la journée qu’elle n’entendrait pas le dernier appel des éleveurs contre l’ordre d’abattage.
L’agence, qui estimait le cheptel de 300 à 330 oiseaux, a indiqué que les tirs avaient été effectués sous supervision vétérinaire.
« L’ACIA a maintenant entamé la phase d’élimination dans le cadre de sa réponse à la maladie », a-t-elle écrit.
Un manuel de l’ACIA sur les procédures d’abattage, qui, selon l’agence, contient les « meilleures pratiques », décrit le tir comme une méthode de « dernier recours ».
Les propriétaires de la ferme avaient contesté l’ordre d’abattage pendant dix mois, perdant en Cour fédérale et en Cour d’appel fédérale, tout en parvenant à retarder les abattages grâce à des sursis légaux.
Mais le 6 novembre à 6 h 45, la Cour suprême du Canada a annoncé qu’elle refusait d’entendre leur ultime appel, levant ainsi tout obstacle à l’abattage.
Les coups de feu ont commencé vers 18 h, avec plusieurs tirs en succession rapide.
Deux visions qui s’opposent
Les propriétaires de la ferme ont affirmé que l’abattage était inutile, car le troupeau était en bonne santé et bénéficiait d’une immunité collective, ce qui le rendait précieux pour la recherche scientifique. Ils ont demandé que les oiseaux soient testés pour détecter une éventuelle infection.
L’ACIA a refusé, arguant que des autruches d’apparence saine pouvaient être une source potentielle du virus et que laisser le troupeau en vie augmentait le risque de mutation dangereuse du virus, notamment si les oiseaux étaient exposés à la faune sauvage.
Selon l’ACIA, les éleveurs ont droit à une indemnisation pouvant atteindre 3 000 $ par autruche.
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