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S'abonner maintenantLa saison des sucres terminée, il faut préparer la suivante. Les acériculteurs le savent. Les manufacturiers d’équipements acéricoles le savent aussi. Plusieurs d’entre eux ont profité de la tenue d’Expo-champ, à Saint-Liboire, en août dernier, pour présenter aux producteurs leurs plus récentes innovations et leur rappeler le génie d’hier qui représentent encore des valeurs sûres disponibles sur le marché. La Terre a déambulé à travers les kiosques des exposants pour recenser les principaux équipements, anciens et nouveaux, prêts à recueillir l’eau d’érable et la transformer en or blond.
Automation DR
À toutes les nouveautés présentées lors dans le cadre d’Expo-Champ s’ajoutent plusieurs valeurs sûres que les manufacturiers aiment rappeler à la mémoire des acériculteurs. C’est avec cette idée en tête qu’Automation DR s’est présentée à l’exposition avec ses équipements d’emballage entièrement automatisés.
Le manufacturier de Valcourt, en Estrie, propose des solutions aux producteurs acéricoles, petits ou grands, dans toutes les étapes de la mise en conserve du sirop : capsulage, dosage, embouteillage, scellage, étiquetage, et même la transformation. Tout y est! Le manufacturier promet par exemple de vous faire économiser temps et argent, en plus de gagner en précision, grâce à son carrousel de cannage imaginé et développé par le fondateur et propriétaire de l’entreprise, Daniel Royer.

L’appareil, plutôt compact, est monté sur roulettes et demande un espace d’environ 10 pieds carrés. Le carrousel fonctionne à l’air comprimé, et s’alimente d’un courant de 120 volts à 60 Hz. Le capteur à ultrason, placé au-dessus de l’appareil, garantit un remplissage constant, d’une conserve à l’autre. Besoin de 540 ml? Ce sera 540 ml! Le carrousel vient en deux formats. Le plus grand peut mettre en conserve autour de 400 cannes à l’heure. Le manufacturier propose aussi une version plus petite et économique destinée aux petits producteurs.
Équipements Lapierre
L’acériculteur qui entre sur le site des Équipements Lapierre peut légitimement se demander s’il ne s’est pas trompé d’endroit. Une fois l’espace réservé aux équipements acéricoles traditionnels franchi, le visiteur se retrouve devant une sorte de machine sophistiquée qui nous rappelle que nous sommes bien au XXIe siècle et que les manufacturiers en sont particulièrement conscients.

Cette machine, c’est le concentrateur 3 000 Élite Pro, lancé il y a trois ans. Le mot « pro » dépasse l’intention marketing, ici. Le con-centrateur de nouvelle génération remplace l’ancienne version, sur le marché depuis sept ou huit ans. La série de concentrateurs « pro », développée par Carl Lapierre, le fils du fondateur Donald, est entièrement automatisée. « C’est une machine qui est capable de prendre la sève à 2 % de sucre et de monter cette concentration à 30 ou 32 % en un seul passage », soutient Joël Roy, gérant de territoire et spécialiste-produit aux Équipements Lapierre. Environ 80 % de l’eau est ainsi éliminé dans l’évaporateur spécifiquement calibré au concentrateur afin de conserver la saveur originale et recherchée du sirop.
L’idée centrale, pour les Équipements Lapierre, consiste justement à améliorer le rendement de ses équipements, sans sacrifier le goût du sirop. « Donald Lapierre a toujours voulu conserver la saveur caractéristique de l’érable, donc on a toujours travaillé en fonction de ça », ajoute Joël Roy. Le coût de revient d’un baril de sirop à partir d’un évaporateur chauffé au bois, par exemple, atteint cinq à six dollars. Un investissement qui se rentabilise à l’intérieur de trois ans, soutient le représentant.
L.S. Bilodeau
Le site de L.S. Bilodeau était difficile à rater. Avec une remorque en arrière-plan aux couleurs de l’entreprise beauceronne, les équipements s’étalent, à gauche et à droite dans le champ, devenu lieu d’exposition. L’offre ratisse large : des équipements de chauffage, des foyers, des BBQ, et même des cuves à fromage, Le petit fromager, qui vient en format de 20, 60, et même de 400 litres, dont un exemplaire se trouve d’ailleurs en République dominicaine.
À travers la gamme de tous ces produits fabriqués à Saint-Éphrem-de-Beauce et à Neuville, près de Québec, on aperçoit le Bilomax 2.3, dans sa version de deux pieds par huit pieds. L’évaporateur de haute performance alimenté au bois possède une chambre de combustion étanche. L’entreprise propose aussi d’ajouter le contrôle du volet d’air et les tubes de gazéification, en option. L’évaporateur possède également deux pannes plates, développées par l’entreprise, qui permettent de « moduler la température pour avoir une température beaucoup plus stable dans la souche », indique Alan Isabel, directeur des ventes chez L.S. Bilodeau.

L’appareil effectue par ailleurs une seconde combustion des gaz. En plus d’être plus « propre », l’opération assure une température plus constante, en dessous des pannes. Le Bilomax 2.3 vient en trois dimensions. Outre celle de 2 pi x 8 pi, idéal pour une érablière d’environ mille entailles avec une osmose, l’équipement vient en version de 2 pi x 6 pi et de 2 pi x 10 pi. L’offre de L.S. Bilodeau ne se limite pas aux évaporateurs. L’entreprise propose aussi une gamme étendue d’équipements pour toutes les étapes de la production acéricole, de la tubulure à la récolte, en passant par la dégustation, le stockage et l’emballage.
Dominion & Grimm
Dominion & Grimm promet l’avenir aux acériculteurs du Québec. Et cet avenir prend la forme d’un petit capteur qui ressemble fort à ces petites fiches de fils électriques avec lesquels on branche nos appareils électroniques. Le capteur s’installe à l’extrémité d’une ligne de tubulure 5/16 et mesure, toutes les cinq secondes, le vide qui se trouve dans les tuyaux. « Avec ces capteurs-là, explique Daniel Majeau, représentant chez Dominion & Grimm, aussitôt qu’il y a une fuite ou une microfuite, un message est envoyé au téléphone du producteur pour l’avertir que le vacuum a descendu. » Le capteur est en effet associé à une application mobile qui informe le producteur de l’endroit précis où une baisse de vide est observée, dès qu’elle se manifeste. L’acériculteur peut ainsi intervenir rapidement et limiter l’impact de la fuite de vacuum sur la récolte d’eau d’érable. Le nouvel équipement, breveté et développé par Érabec, maintenant membre de Dominion & Grimm, est offert en deux versions. La version « locale » offre une lecture en temps réel du vacuum et une transmission de l’information dans une distance de 150 à 250 pieds de l’émetteur, selon la géographie du terrain. La version complète du capteur et de son application informe le producteur, où qu’il se situe, sans limites de distance. La sonde émet par ailleurs un signal Bluetooth, lisible même en l’absence d’un réseau cellulaire. Le coût d’installation varie entre un et quatre dollars par entaille, selon l’entreprise. Un investissement rapidement retrouvé, souligne Dominion & Grimm, grâce à la correction rapide des fuites qui limite les pertes de productivité.

ÉrabliTek
José Hallée ne manque pas d’épithètes pour qualifier les produits que son associé, Martin Pilon, conçoit et que leur entreprise, ÉrabliTek, met en marché. « On fabrique des équipements ultra-performants, ultra-fiables, ultra-efficaces, ultra-simples », affirme l’entrepreneur et acériculteur de Stornoway, en Beauce. « Ce qui est souvent le plus difficile, c’est de faire simple », ajoute le propriétaire d’une érablière bientôt centenaire.
ÉrabliTek se présente comme un manufacturier d’équipements acéricoles haut de gamme. Son relâcheur intelligent, conçu pour fonctionner en vide absolu et sans recul en forêt serait, « de loin », le plus performant sur le marché. L’appareil dispose d’un système de nettoyage automatique, d’une plaque anti-frasil et son contrôleur permet de collecter une série de données utiles afin d’optimiser la productivité de l’érablière. Le producteur peut ainsi connaître avec précision le niveau de vide de son réseau de tubulures, la quantité d’eau présente dans le relâcheur, la quantité d’eau cumulée depuis la dernière remise à zéro, et le temps mis entre deux relâches. Le relâcheur intelligent vient en différents formats pour répondre aux besoins des acériculteurs propriétaires d’érablières de 2 500 à 15 000 entailles environ. « Notre équipement est accessible à toutes les érablières. Même si notre relâcheur a été conçu pour fonctionner en haut vacuum, il est tout aussi fiable en bas vacuum grâce au régulateur qu’on a créé, le REG 300, qui module le vacuum selon la température pour enrayer les fuites », soutient José Hallée.

DSD International inc.
Il ne suffit parfois de presque rien pour rendre l’acériculteur heureux. DSD International l’a manifestement compris. L’entreprise de Thetford Mines réintroduit sur le marché son populaire chalumeau 115 pour tubulure 5/16, absent de l’inventaire depuis deux ans. « C’est un chalumeau en polycarbonate que les producteurs ont adoré, explique Martin Trudeau, distributeur de DSD pour la Montérégie. On a eu un problème avec le moule, puis ça fait 2 ans qu’il n’était plus sur le marché. On a réussi à le refaire puis, s’il devient aussi populaire qu’il l’était il y a deux ans, ça va être un très bon vendeur. »

Le chalumeau 115, comme dans 115 degrés, se caractérise par l’angle qui le sépare du tuyau et qui facilite la récupération de l’eau d’érable, un des enjeux auxquels sont confrontés les acériculteurs qui souhaitent optimiser leur production. Le retour du chalumeau 115 s’ajoute à une autre nouveauté proposée par DSD en 2025. Le manufacturier propose de nouveaux chalumeaux à 90 degrés à paroi mince et translucide. Ces chalumeaux sont offerts en version ¼ de pouce, pour une tubulure 5/16, et 0,225 pouce pour tubulure 3/16. L’équipement vient en couleur bleue, grise ou claire.