L’automatisation a également apporté davantage de flexibilité dans les journées en plus de simplifier les opérations.
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S'abonner maintenantLa Ferme Filiale a complètement transformé sa façon de nourrir son troupeau grâce à l’installation d’une cuisine d’alimentation automatisée. Un an après la mise en marche du système, les propriétaires de l’entreprise, située à Saint-Ludger, en Chaudière-
Appalaches, constatent déjà des économies importantes de temps, de carburant et de main-d’œuvre, en plus d’une réduction marquée du stress lié aux tâches quotidiennes.
À la ferme, qui compte 113 vaches en lactation et près de 250 têtes au total, l’alimentation représentait auparavant une tâche lourde et répétitive. « On dit souvent qu’il faut attaquer la routine, les tâches routinières », explique Vanessa Fillion.
On essaie toujours de voir ce qu’on fait de façon routinière et comment on peut améliorer la routine pour être plus efficaces.
La cuisine d’alimentation permet de soigner les vaches trois fois par jour, en plus des vaches taries, avec un minimum d’intervention humaine. Les réserves d’ensilage (Combox) sont remplies en environ 45 minutes, puis le reste du travail se fait automatiquement.
« Avant, on avait essentiellement trois sites », explique Marilyne Fillion. « Il fallait aller chercher la moulée à un endroit, l’ensilage ailleurs, ensuite brasser le mélange et repartir à l’autre bout de l’étable pour décharger. Maintenant, tout est centralisé. J’amène mon ensilage en cuisine et tout se fait. »
La simplicité du système a aussi pesé dans la balance lors du choix de l’équipement. « On voulait une machine que tout le monde pouvait utiliser, autant moi [que] ma sœur ou un employé », souligne Marilyne. La ferme utilisait déjà des convoyeurs Valmetal dans ses bâtiments, ce qui a facilité la transition. « On savait qu’on allait continuer avec eux. »
Des gains majeurs
Les gains observés depuis l’installation sont majeurs. La ferme estime avoir économisé près de 18 000 litres de diesel en un an. Un tracteur servant principalement au fonctionnement du mélangeur a même été éliminé. Le chargeur sur roues, qui cumulait auparavant environ 1 800 heures de travail annuellement, n’en fait maintenant que de 800 à 900.
« Juste pour donner la nourriture aux vaches et, ensuite, aux vaches taries, j’en avais pour tout l’avant-midi », raconte Marilyne. « Maintenant, en 45 minutes, tout est fait. »

Selon les propriétaires, la réduction de l’utilisation de la machinerie a aussi permis de diminuer les émissions de gaz à effet de serre d’environ 50 tonnes par année. Avec la hausse du prix du carburant, la rentabilité du système est devenue encore plus évidente.
Au-delà des économies, c’est aussi toute l’organisation du travail qui a changé. Le temps gagné permet désormais aux membres de la famille de se consacrer à d’autres tâches dans l’entreprise. « Grâce à la cuisine, on n’a pas besoin d’engager d’autres employés », explique Marilyne. « Avec le temps que je sauve, je peux être avec mon chum au garage ou dans les champs, ou avec ma sœur à la ferme pour faire d’autres tâches, comme le transport des animaux. »
Flexibilité
L’automatisation a également apporté davantage de flexibilité dans les journées. « Ça nous a enlevé beaucoup de stress. Tout se fait tout seul, c’est fiable, et comme ça prend peu de temps, on est capables de gérer les imprévus qui peuvent survenir dans une ferme, dit Marilyne. Si j’ai un vêlage le matin, je peux y aller et revenir un peu plus tard à la cuisine pour remplir les réserves pour les recettes de la journée. »
La maintenance du système demeure relativement simple et réduite par rapport à l’ancienne façon de faire. Une grosse maintenance est effectuée chaque hiver, notamment pour les changements d’huile, tandis qu’une maintenance préventive est réalisée durant l’été.
Avec ses 198 kilos de quota et une moyenne annuelle de 12 802 kilos de lait par vache en 2025, la Ferme Filiale croit avoir fait un investissement durable. Les propriétaires sont convaincus que le système pourrait facilement alimenter un troupeau beaucoup plus important. « On ne retournerait pas en arrière », conclut Vanessa Fillion.