Prorec emploie aujourd’hui 72 personnes et opère à partir de deux sites, à Saint-Hyacinthe, en Montérégie (sur la photo), et à Wickham, au Centre-du-Québec.
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S'abonner maintenantCe qui finissait autrefois au compost ou à la poubelle nourrit aujourd’hui les animaux de ferme. En transformant les résidus alimentaires en ingrédients nutritifs pour le bétail, Prorec fait d’une pierre… trois coups : elle évite le gaspillage alimentaire et diminue le coût des rations tout en aidant les producteurs à réduire l’empreinte écologique de leur ferme.
Depuis près de 30 ans, Prorec donne une seconde vie aux résidus de l’industrie agroalimentaire. « On récupère les matières résiduelles provenant principalement de boulangeries, de biscuiteries, de confiseries et d’usines de transformation laitière », explique Stéphane Le Moine, cofondateur et PDG de l’entreprise. Ces rejets de production sont ensuite transformés à l’usine pour devenir des ingrédients destinés à l’alimentation animale, comme le FariPro, une farine riche en énergie et hautement digestible pour le porc et la volaille, ou encore des coproduits laitiers liquides riches en lactose et en minéraux, destinés aux vaches laitières.
Une solution sur mesure pour les producteurs laitiers
L’entreprise cible notamment les producteurs de lait avec une solution qui s’intègre facilement aux systèmes d’alimentation existants. Le perméat de lactosérum, un liquide sucré autrefois traité comme un résidu, est récupéré par Prorec, puis retourné aux fermes où il remplace à la fois du maïs, des minéraux et une partie de l’eau potable utilisée dans la ration totale mélangée des vaches.
Pour les producteurs, l’implantation de cette solution demande peu d’équipement : un réservoir, une pompe, et un peu d’adaptation logistique. Prorec s’occupe du reste, des analyses nutritionnelles à la logistique des livraisons en passant par le soutien technique. L’intégration du perméat dans la ration génère une économie très intéressante permettant de rembourser l’investissement des équipements en quelques mois.
Notre clientèle, ce sont surtout des fermes laitières qui ont un troupeau de 100 vaches et plus qui en consomment suffisamment, mais nous offrons aussi la possibilité de commander des demi-chargements.
Et ce n’est pas tout. Comme les coproduits sont liquides, ils remplacent une part de l’eau dans la ration des vaches – chaque litre de coproduits laitiers peut apporter jusqu’à 85 % de leur volume en eau. Le gain est double : économie sur le coût des intrants et sur l’eau. « On est là pour aider les producteurs à faire mieux sur le plan environnemental, sans compliquer leur quotidien », résume le fondateur.
En effet, en remplaçant une partie du maïs par du FariPro ou des coproduits laitiers, les fermes émettent jusqu’à 75 fois moins de gaz à effet de serre. Au total, selon un calcul effectué par un expert externe, plus de 45 000 tonnes de CO2e ont été évitées dans les fermes québécoises en une seule année grâce à l’utilisation des produits Prorec. Cela équivaut aux émissions de 16 millions de litres de diesel!

Championne de l’économie circulaire
Prorec emploie aujourd’hui 72 personnes et opère à partir de deux sites, à Saint-Hyacinthe, en Montérégie, et à Wickham, au Centre-du-Québec. Elle dessert un vaste territoire, de l’est de l’Ontario jusque dans le Bas-Saint-Laurent, assurant plusieurs livraisons par semaine.
L’entreprise démontre que l’économie circulaire n’est pas qu’un concept à la mode. Prorec se positionne comme un allié des producteurs qui veulent réduire leur empreinte environnementale tout en augmentant leur rentabilité. En transformant des résidus alimentaires en ressources pour l’élevage, elle offre des solutions concrètes, faciles à implanter et à impact immédiat.

Ce portrait d’entreprise est une présentation de
