Sur le plan financier, l’actif moyen est passé de 6,8 M$ à 7,4 M$, tandis que l’avoir des propriétaires a progressé de 485 000 $, principalement en raison de la réévaluation de la valeur des terres et de l’augmentation du quota. Photo : Archives / TCN
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En février dernier, le Centre multi-conseils agricoles (CMCA) a présenté, en webinaire, les résultats préliminaires 2025 de 50 entreprises laitières, en comparaison avec leurs performances de 2024. Les présentateurs ont d’emblée souligné qu’il s’agit « d’une très belle année dans le lait », tout en invitant à la prudence quant à l’interprétation des résultats. Les résultats analysés provenaient de fermes situées en Chaudière-Appalaches et dans les régions avoisinantes.
Sur le plan financier, l’actif moyen est passé de 6,8 M$ à 7,4 M$, tandis que l’avoir des propriétaires a progressé de 485 000 $, principalement en raison de la réévaluation de la valeur des terres et de l’augmentation du quota. Malgré une légère hausse de la dette, la capacité de remboursement s’est améliorée. Le solde résiduel atteint 9 % du chiffre d’affaires en 2025, contre 4 % en 2024, traduisant une marge financière accrue.
Cette amélioration s’explique par une hausse des revenus laitiers (environ 70 000 $ supplémentaires) et, surtout, par l’augmentation marquée des ventes d’animaux, liée à la forte valeur des veaux. Le coût de production par kilo de matière grasse a diminué, notamment grâce à la baisse des taux d’intérêt et à une meilleure productivité par vache. Les entreprises ont produit davantage de kilos de gras avec des charges variables relativement stables, ce qui a permis d’abaisser le coût unitaire. Les présentateurs ont toutefois insisté sur le caractère conjoncturel de certains gains, en particulier ceux liés au prix des veaux et aux taux d’intérêt. Ils ont mis en garde contre la tentation de baser des projets d’investissement à long terme sur une année exceptionnellement favorable.
Du côté des cultures, malgré une légère baisse des charges à l’hectare, le rendement du maïs ensilage a reculé, ce qui a pesé sur le bénéfice cultural. Enfin, les participants ont été informés des changements à venir concernant le bien-être animal, la politique de paiement des composantes du lait et l’évolution du système d’attribution des quotas, des éléments appelés à influencer les décisions stratégiques des entreprises dans les prochaines années.

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