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La nouvelle chaire sera dirigée par le chercheur Jean-Michel Lavoie. Photo : Gracieuseté de l’Université de Sherbrooke

La nouvelle chaire sera dirigée par le chercheur Jean-Michel Lavoie. Photo : Gracieuseté de l’Université de Sherbrooke

Une chaire de recherche au service de l’industrie acéricole

Détecter les défauts de saveur plus rapidement dans la chaîne de production, attribuer le goût du sirop à une région, concevoir des évaporateurs plus performants : voilà quelques exemples de travaux de scientifiques de l’Université de Sherbrooke (UdeS) qui mettront à contribution de nouvelles technologies pour faire migrer l’acériculture vers une « industrie de l’érable 2.0 ».   

La Chaire de recherche industrielle sur les technologies acéricoles, qui vient tout juste d’être lancée, s’est donné pour mission de fournir des outils pour amener les producteurs plus loin. Ce projet qui chemine depuis plusieurs années déjà est issu d’une volonté de répondre à certaines préoccupations liées, notamment, à la qualité du sirop et à l’amélioration du rendement énergétique des érablières.

« Nous savons que l’industrie se compose d’une multitude de petits producteurs qui n’ont pas la masse critique pour pouvoir accéder aux technologies de pointe. L’idée est de faire profiter un maximum de personnes de nos avancées », émet le titulaire de la nouvelle chaire et professeur au Département de génie chimique et de génie biotechnologique de l’Université de Sherbrooke, Jean-Michel Lavoie.

Transposer le savoir

Le chercheur entend faire bénéficier le secteur acéricole de son expertise dans le domaine des biocarburants – et de ses acquis comme acériculteur amateur. Il transposera ainsi le savoir cumulé par l’équipe du Laboratoire des technologies de la biomasse de l’UdeS. Au cours des dix dernières années, celui-ci s’est doté d’appareils pouvant être utilisés pour mener à bien les travaux de la chaire.

« Dans la mesure où la situation le permet, nous devrions amorcer nos activités à la fin de l’automne pour être présents sur le terrain dès la prochaine saison des sucres, annonce M. Lavoie. Nous allons déployer un système de communication pour que les gens puissent nous suivre. Nous nous donnerons de la visibilité et un rayonnement en utilisant le site Web du Laboratoire et les médias sociaux. » 

La Chaire de recherche industrielle sur les technologies acéricoles réalisera des mandats entre autres pour Les Équipements Lapierre, le comité de développement de Saint-Romain, la Distillerie du Granit et Aménagement coopératif des Appalaches. Un financement de 550 000 $ sur trois ans lui a été accordé par le Fonds d’appui au rayonnement des régions. D’autres partenariats de l’industrie restent à confirmer.