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Plusieurs gestes permettent de protéger le dos du cheval, sans causer de douleurs à l’animal par la pratique de l’équitation. Photo : Gracieuseté de Charlotte Sabourin

Plusieurs gestes permettent de protéger le dos du cheval, sans causer de douleurs à l’animal par la pratique de l’équitation. Photo : Gracieuseté de Charlotte Sabourin

À dos de cheval! (1re partie)

Le titre de cet article me vient de l’expression d’une amie très chère, Sandra Embregts, qui dit toujours de « monter à dos de cheval » pour parler d’équitation. Anatomiquement, le dos du cheval n’est pas conçu pour porter un cavalier. Il agit plutôt comme une courroie de transmission entre les postérieurs et les antérieurs, pour permettre les déplacements de l’animal. La pratique de l’équitation peut même induire des douleurs au dos du cheval. Plusieurs gestes aident à prévenir cette situation.

Heureusement, il est possible que la monte du cheval soit sans douleur pour les deux partenaires. Pour cela, il faut prêter attention au dos de sa monture. Un cheval qui a mal au dos peut présenter des problèmes de comportement, opposer une résistance aux demandes et éprouver des difficultés mécaniques pour effectuer les tâches demandées. Bien qu’il y ait plusieurs causes à l’origine de telles douleurs, nous examinerons les plus probables.

Le travail dans le bon sens

Pour prévenir les blessures dues au poids du cavalier, le dos du cheval doit pouvoir s’arrondir comme celui d’un chat et former un arc pour soutenir la personne qui le monte. Cela s’appelle aussi « le travail dans le bon sens », soit la juste orientation musculaire qui optimise l’utilisation globale de la mécanique du cheval.

Pour ce faire, le cheval doit pousser avec ses postérieurs, contracter ses abdominaux, arrondir son dos et toute sa ligne supérieure et fléchir la nuque. Il appartient au cavalier d’enseigner cela à sa monture, par l’entremise d’exercices à la longe ou d’exercices montés.

L’œil averti d’un entraîneur peut s’avérer indispensable pour vérifier si le cheval travaille en engageant son dos ou s’il se soustrait à cette tâche en ne fléchissant que la nuque, par exemple, sans étirer réellement sa ligne du dessus.

L’exercice de l’extension d’encolure

Cet exercice fournit de l’information précieuse au cavalier. À la demande de ce dernier, le cheval s’étire vers le bas, sans précipiter l’allure. Il conserve sa rondeur. Il maintient aussi un contact souple et délicat avec la main. La nuque est fléchie et le bout du nez reste légèrement en avant de la verticale. Quand ces six conditions sont remplies, cela indique que le cheval travaille correctement avec son dos. L’extension d’encolure peut s’utiliser fréquemment pendant l’entraînement, entre les exercices, ou comme étirement à la fin d’une séance de travail.

Dans un prochain article, nous aborderons le sujet de deux autres causes génératrices de maux de dos chez les chevaux, soit le positionnement inadéquat du cavalier sur son cheval et l’ajustement de la selle. 

Julie Blouin, professeure en techniques équines, Institut de technologie agroalimentaire Campus de La Pocatière