Alexa Vallières et Alexis Richard se sont rencontrés à l’école secondaire, et 12 ans plus tard, ils ont aujourd’hui une entreprise laitière en pleine croissance, trois filles âgées de 8, 5 et 3 ans et se sont récemment mariés. Photo : Frédéric Romain
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S'abonner maintenantJ’ai rencontré Alexis Richard au secondaire, alors que j’avais 15 ans et lui, 17 ans. Déjà à cette époque, il exprimait son désir de devenir agriculteur. Ayant grandi dans une famille où les champs et l’élevage faisaient partie intégrante du quotidien, il lui a semblé naturel de suivre cette voie. Son père était propriétaire d’une ferme ovine à Saint-Omer, et ses grands-parents des deux côtés exerçaient également ce métier. Très tôt, il a compris qu’il souhaitait faire de l’élevage sa profession, avec un objectif précis : devenir producteur laitier.
Bien que l’idée de vivre dans une ferme aurait pu m’effrayer, cela ne m’a jamais déplu.
J’ai toujours eu une passion pour les animaux, la machinerie et l’agriculture en général. J’ai toujours soutenu Alexis dans ses ambitions, et aujourd’hui, 12 ans plus tard, nous avons une entreprise laitière en pleine croissance, trois filles en bonne santé, âgées de 8, 5 et 3 ans, et nous nous sommes récemment mariés.
En 2016, Alexis et son père ont franchi une étape décisive en acquérant une ferme à Nouvelle. Ils ont commencé avec un troupeau de brebis, qui est rapidement passé de 100 à 250 têtes. Cependant, l’idée de produire du lait demeurait toujours présente dans son esprit.
Il lui a fallu plusieurs années de préparation et une détermination sans faille, mais en mars 2024, ce rêve s’est enfin concrétisé. Grâce au Programme d’aide au démarrage d’entreprises laitières de la Fédération des producteurs de lait du Québec, il a pu obtenir son premier quota et lancer officiellement son entreprise laitière.
Le processus a été exigeant : près de deux ans de démarches, de rencontres avec des spécialistes et de travail acharné pour s’assurer que tout était conforme. Actuellement, il possède un troupeau laitier de 46 bêtes, dont 28 vaches en lactation, et il ambitionne d’augmenter progressivement sa production pour atteindre de 70 à 80 kg de matières grasses par jour.
En 2024, j’ai décidé de m’investir davantage dans l’entreprise. Déjà impliquée en tant qu’ouvrière agricole ainsi que dans la gestion administrative de la compagnie, et étant secrétaire d’école pour le centre de services scolaire René-Lévesque, j’ai jugé préférable de prendre en charge ce dossier afin d’assurer une organisation optimale. C’est pourquoi je me suis inscrite au cours de Gestion d’entreprise agricole au cégep Beauce-Appalaches, que j’amorcerai à l’automne prochain. Ce diplôme d’études collégiales me permettra d’élargir mes connaissances et d’apporter un soutien supplémentaire à l’entreprise.
En ce qui concerne nos projets futurs ensemble, nous souhaitons augmenter la productivité du troupeau et obtenir des quotas supplémentaires. Le meilleur conseil que nous puissions donner est de ne rien sous-estimer dans votre projet, car tout peut représenter un défi. Il est essentiel d’être bien entouré, car ce processus peut être long, et un soutien de vos proches est indispensable.
En collaboration avec la Fédération de la relève agricole du Québec :
