Samuel Côté est la cinquième génération de la ferme familiale. Il cherche à optimiser la terre et sa rentabilité afin d’y incorporer son projet maraîcher de production d’ail. Photo : Gracieuseté
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantIl y a cinq ans, je ne pensais pas devenir producteur d’ail à Saint-Hyacinthe et avoir 1,6 ha d’ail à gérer. J’ai juste fait le move après ma technique en agriculture (GTEA) terminée en 2020, en me disant que j’aimais mieux essayer et échouer que de regretter. Finalement, mon 0,08 ha ma première année a été le début d’une nouvelle ère.
Étant la 5e génération d’une ferme de 20 hectares, où il n’y a plus d’animaux depuis plus de 50 ans, mais où la grande culture demeure toujours, je réinvente la roue pour optimiser la terre et sa rentabilité afin d’y incorporer mon projet maraîcher.
Vingt hectares de grandes cultures contre 20 hectares de culture maraîchère, ce n’est pas la même partie.
Agrandissant la superficie d’ail chaque année, j’incorpore mes parcelles en rotation avec la grande culture sur la terre.
Bien que le tout est maintenant concret, la réalité n’est pas toujours de bon augure. C’est un travail de longue haleine et, après cinq ans, je me considère encore en démarrage. Pour moi, cette phase est en constante évolution. Il n’est pas évident de jongler avec les ventes et une augmentation de superficie, de conserver la qualité du produit, de faire un beau produit, de s’occuper du champ, de la mécanique, de la comptabilité, des clients, d’avoir de la main d’œuvre le temps opportun, etc.
En plus d’avoir un emploi à l’extérieur pour m’assurer un revenu stable, mes semaines sont assez chargées, comme la plupart des agriculteurs. Il faut maintenant concilier tout ça avec ma copine, mes amis, la famille, car il est primordial de décrocher de temps en temps avant de « péter au fret ».
Malgré de mauvaises années où j’ai eu des pertes dues aux conditions climatiques et au mauvais séchage/entreposage, ce sont elles qui font en sorte que j’en ai eu d’excellentes par la suite.
En ayant un beau produit qui se conserve bien et capte l’œil, ce n’est qu’une continuité pour fournir la clientèle, que ce soit simplement pour les ventes à monsieur et madame tout le monde qu’à d’autres producteurs qui s’approvisionnent pour de la semence.
J’envisage toujours d’agrandir la production d’ail, mais ce qu’un professeur m’a appris, c’est qu’il faut toujours faire mieux avant de faire plus!
En collaboration avec la Fédération de la relève agricole du Québec
