Pendant deux jours, les échanges ont permis de mettre en lumière des défis communs, mais aussi des approches différentes selon les territoires. Photo : Christian Duchesneau
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S'abonner maintenantC’est à l’initiative du Conseil québécois des plantes fourragères qu’une délégation québécoise engagée et en quête de nouvelles perspectives s’est rendue en France au printemps pour explorer différentes approches des systèmes fourragers et de pâturage à travers le monde. Rassemblant des représentants du secteur, le groupe s’est donné un objectif clair : apprendre, comparer… et remettre en question ses propres perspectives.
Au cœur de la mission : la participation au congrès de l’Association francophone pour les prairies et les fourrages. Pendant deux jours, les échanges ont permis de mettre en lumière des défis communs, mais aussi des approches différentes selon les territoires. Deux membres du groupe ont également présenté une conférence portant sur le contexte de la production laitière au Québec et au Canada, et son influence sur nos systèmes fourragers. Un moment particulièrement marquant fut la demi-journée d’échanges avec des participants de la francophonie, notamment de la Suisse et de la Belgique, autour des similitudes et des divergences entre les systèmes fourragers.
C’est sur le terrain que les apprentissages prennent tout leur sens. Dans la région du Charolais, la délégation a visité deux fermes de bovins de boucherie de race Charolaise, ainsi qu’un site de mise en marché mettant en valeur la viande charolaise, incluant dégustation et valorisation des produits. Une immersion concrète dans un modèle où les appellations d’origine protégée (AOP) occupent une place importante. Si ces cadres permettent de structurer et de valoriser les pratiques, ils soulèvent aussi une réflexion : peuvent-ils parfois freiner l’adoption de nouvelles approches en maintenant un cadre plus rigide ?
Le parcours s’est poursuivi dans le Puy-de-Dôme, où deux fermes laitières ont démontré une intégration à grande échelle des pâturages dans leur système de production — une illustration concrète du rôle central que peut jouer l’herbe.
Tout au long du séjour, la qualité des échanges, l’ouverture des discussions et la diversité des modèles observés ont marqué les participants. Ces expériences rappellent à quel point il est essentiel de sortir de son cadre pour se questionner sur ses pratiques, mieux les comprendre et les faire évoluer. Dans ce contexte, le Québec fait entendre sa voix dans ces échanges internationaux, et nous revenons avec des constats et des pistes de réflexion à partager à l’échelle du Canada.