La Journée à foin s’installe au campus de Saint-Hyacinthe de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec, sous le thème Savoir en herbe. Photo : ITAQ
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S'abonner maintenantPour sa 38e édition, la Journée à foin s’installe au campus de Saint-Hyacinthe de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), sous le thème Savoir en herbe, et permet une collaboration unique entre étudiants et experts en plantes fourragères.
Les thèmes abordés ont été soigneusement sélectionnés pour refléter des problèmes concrets rencontrés par les producteurs, s’appuyer sur des données récentes et permettre aux étudiants d’observer directement, sur les parcelles de l’ITAQ, l’impact de différentes pratiques.
Soufre dans la luzerne
Si le phénomène des pluies acides appartient désormais au passé, il a entraîné une baisse de l’apport en soufre dans les sols. Comme la luzerne est une plante très exigeante en soufre, ces carences deviennent de plus en plus fréquentes, pouvant entraîner une baisse des rendements de 1 à 4 t MS/ha, ainsi qu’une diminution de la teneur en protéines brutes de 1 à 4 points de pourcentage. Les analyses de fourrages réalisées par Lactanet entre 2020 et 2024 montrent d’ailleurs que 60 % des échantillons de légumineuses présentaient un taux de soufre inférieur au seuil recommandé de 0,25 % pour la luzerne, une préoccupation bien concrète pour les producteurs.
Les plantes-abris pour l’implantation de prairie
L’implantation d’une prairie demeure un défi, et le choix de la plante-abri est déterminant. Une récente étude de l’Université McGill a permis de comparer six espèces sur trois sites représentatifs du Québec (Sainte-Anne-de-Bellevue, Saint-Augustin-de-Desmaures et La Pocatière). L’occasion est idéale pour mettre en relation ces résultats avec les observations des étudiants de l’ITAQ. Les plantes-abris sont particulièrement d’actualité, puisqu’elles améliorent la résilience des systèmes fourragers, notamment lors d’années climatiques extrêmes comme celle que nous traversons.
Un lit de semences bien préparé
La réussite d’une prairie commence par un bon lit de semences. Revoir, sur le terrain, les bonnes pratiques avec une spécialiste est une occasion idéale de raffiner nos techniques et d’échanger sur ce savoir-faire essentiel.
La hauteur de coupe : un geste simple, un impact majeur
Malgré des années de sensibilisation, on observe encore une grande variabilité dans les pratiques. Pourtant, il s’agit d’un ajustement simple qui a fait ses preuves pour améliorer les rendements. Voir sur le terrain la différence de regain entre deux hauteurs de coupe demeure l’un des moyens les plus parlants pour bien saisir l’effet réel de ce geste.
Vous aussi, faites partie de l’échange et venez observer les essais sur ces différents sujets, discuter avec les experts, les enseignants et les étudiants lors de la Journée à foin, au campus de Saint-Hyacinthe de l’ITAQ, le 23 septembre.
