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S'abonner maintenantIl est probable que vous ayez déjà entendu des histoires de couples qui tournent au vinaigre. Peut-être avez-vous déjà vécu ce genre de séparation. Nos observations sur le terrain nous montrent que plusieurs agriculteurs et agricultrices vivent des ruptures amoureuses houleuses, tendues, voire conflictuelles à un haut niveau. Nous sommes témoins de séparations où des avocats, la DPJ et même la police sont impliqués. À partir de l’histoire de Charles et Mélissa, nous allons vous donner quelques conseils pour une séparation plus harmonieuse. Évidemment, nos conseils ne s’appliquent pas aux situations de violence conjugale, qui ont leurs particularités, et qui doivent être traitées en conséquence. Des ressources existent pour ces cas précis.
Charles, producteur laitier, a vécu avec sa conjointe Mélissa, la maman de ses enfants, durant les 18 dernières années. Comme n’importe quel couple, ils n’étaient pas à l’abri de l’usure du temps et du fait qu’insidieusement, ils se sont de moins en moins investis dans leur relation. Récemment, Mélissa a annoncé à son conjoint son souhait de se séparer. Le retour en arrière n’était pas une option pour elle et il y avait peu de place à la discussion.
Dans un monde idéal, les conjoints en instance de séparation seraient capables de communiquer, de prioriser le bien-être de leur famille, de faire preuve de maturité émotionnelle et de s’entendre concernant la garde des enfants et la répartition des biens et meubles.
De plus, leur attitude et leurs paroles devraient démontrer leur souhait que leurs enfants maintiennent une bonne relation avec papa et maman. Dans notre cas de figure, Mélissa, aveuglée par la colère et l’amertume accumulées au fil du temps, réclame plusieurs biens acquis pendant la relation, ainsi que des montants d’argent importants, ce que Charles n’est pas en mesure de lui fournir. Elle tente également de faire des alliances avec ses enfants. S’ensuit une campagne de salissage contre le père de famille, qui est privé de tout contact avec ses enfants depuis le départ de Mélissa. Ce que fait celle-ci s’apparente à de l’aliénation parentale. Ce concept fait référence au fait qu’un parent tente de discréditer l’autre parent en le dénigrant et en le disqualifiant aux yeux de l’enfant. Cela peut aussi se traduire par différentes actions ayant pour objectif de mal faire paraître un parent et de contribuer à son exclusion de la vie de l’enfant. Il s’agit d’une atmosphère très malsaine et qui peut générer une grande souffrance chez l’enfant.
Pour le bien de tous les membres de la famille, Charles et Mélissa auraient tout intérêt à demander une aide professionnelle pour favoriser un terrain d’entente dans le processus de séparation. Notamment, certains offrent des séances de médiation familiale, dont l’objectif est la résolution de conflits. Un certain nombre de séances est offert gratuitement par le Gouvernement du Québec aux ex-conjoints ayant un ou des enfants à charge. Il s’agit d’une bonne option pour favoriser la collaboration de tous et, potentiellement, arriver à une entente, sans avoir recours aux avocats.
Rappelons que plus les enfants sont jeunes, plus les impacts des tensions familiales peuvent être grands. Alors, imaginez à quel point cela peut être marquant, voire traumatisant, quand la séparation prend la forme d’un feu de forêt non contrôlé! Si vous sentez que votre enfant réagit au contexte de séparation, offrez-lui un espace neutre et sécuritaire pour qu’il puisse exprimer ce qu’il ressent. Idéalement, faites appel à une personne neutre en qui il peut avoir confiance (un intervenant scolaire, par exemple).
Besoin d’aide?
Si vous avez des idées suicidaires ou si vous êtes inquiet pour un de vos proches, contactez le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553). Un intervenant en prévention du suicide est disponible pour vous 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
Pour l’aide d’un travailleur de rang, contactez le 450 768-6995 ou par courriel [email protected].