Actualités 13 avril 2016

VTT à chenilles ou motoneige?

Depuis qu’elles ont fait l’essai des VTT à chenilles, certaines personnes ne peuvent plus s’en passer. D’autres, par contre, finissent par revenir à la motoneige après un certain temps. Voici les avantages et les inconvénients de ces deux types de véhicules.

« C’est simple, 90 % des gens qui ont acheté un VTT muni de chenilles pour l’aspect récréatif reviennent plutôt se racheter une motoneige. Car un Ski-Doo, c’est plus agréable à conduire, plus maniable et plus rapide pour parcourir de bonnes distances », explique d’emblée Denis Lessard, commis aux pièces chez Dion Moto, de Saint-Raymond. Les motoneiges sont plus polyvalentes; on peut les utiliser autant en sentier fédéré qu’en neige profonde.

Le pouvoir d’accélération d’une motoneige et la performance de plusieurs modèles laissent loin derrière les VTT à chenilles. De plus, certaines personnes préfèrent le confort de la motoneige pour les randonnées. « Dans la poudreuse, un VTT à chenilles soulève plus de neige. Et après une journée à rouler, les conducteurs ressemblent à des bonshommes de neige! » fait remarquer avec humour M. Lessard.

Par ailleurs, celui-ci mentionne que les bris sont plus fréquents sur les VTT équipés de chenilles. « Des systèmes de chenilles, c’est dur pour certaines composantes du VTT. On voit plus de joints de cardan briser. La conduite devient molle plus vite », indique-t-il.

Les VTT équipés de systèmes de chenilles performent au travail

Au travail, la motoneige se fait déclasser par les VTT équipés de chenilles, surtout dans les érablières où ces derniers sont devenus très populaires. « Pour zigzaguer entre les arbres à basse vitesse, ça vire vraiment plus serré avec un VTT muni de chenilles. Ça ne se compare même pas avec une motoneige », assure Normand St-Jacques, acériculteur à Saint-Paul-d’Abbotsford.

L’un de ses collègues affirme que la force de traction impressionne. « J’ai un VTT de 650 cc muni de chenilles Apache et je peux transporter assez facilement 200 gallons d’eau d’érable sur un traîneau. Avec une motoneige, j’avais de la misère à traîner 75 gallons d’eau d’érable. C’est beaucoup plus fort pour tirer de lourdes charges. Fini les motoneiges à la sucrerie! »

Les acériculteurs mentionnent qu’on peut utiliser le VTT à chenilles même à la fin du printemps lorsque les chemins sont plus boueux qu’enneigés. « Au dégel, il faut que tu ranges ta motoneige. Grâce au VTT, je peux continuer à bûcher. C’est quatre saisons. De plus, les chenilles créent moins d’ornières que les pneus d’un VTT et je réussis à sortir de plus grosses grumes [troncs d’arbres abattus] », souligne M. St-Jacques.

Toujours à Saint-Paul-d’Abbotsford, Mathieu Foisy affirme qu’un VTT monté sur chenilles est un outil indispensable pour les acériculteurs. « Ici, dans la montagne, les chenilles sont un gros avantage. Je peux monter une pente abrupte recouverte de neige folle et m’arrêter en plein milieu, vérifier mes tubulures et repartir tranquillement sans problème. Si tu conduis une motoneige, tu ne peux pas t’arrêter dans une pente. De plus, avec les chenilles, tu peux reculer comme tu veux et l’arrière ne cherche pas à s’enliser », explique celui qui exploite près de 10 000 entailles.

 

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