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S'abonner maintenantLes 2 800 travailleurs de l’usine de Zedelgem, en Belgique, assemblent quelque 7 200 pièces pour créer une moissonneuse-batteuse New Holland. Les fourragères automotrices ne sont pas en reste avec 6 300 morceaux. La visite au coeur des produits de récolte New Holland, sur une superficie de 6 km, nous permet de réaliser que dans un contexte de compétition internationale, les compagnies mettent tout en oeuvre pour se démarquer.
Cette usine européenne applique un protocole de production japonais qui réduit les erreurs et assure un plein contrôle de la qualité. « Ce qu’on veut, c’est qu’il n’y ait pas d’erreurs ni de pertes lors de chaque étape de production. La méthode japonaise vise à bien faire du premier coup. Et si tu ne veux pas que ton employé se trompe, ne lui donne pas la chance de se tromper », explique notre guide. Ce dernier montre du doigt les chariots servant à transporter les pièces. Chacun d’eux est numéroté et comprend un support conçu spécifiquement pour s’adapter aux dimensions des pièces destinées à une étape de production précise.
Si l’ouvrier y dépose la mauvaise pièce, il comprendra rapidement qu’elle est trop petite ou trop grande, par exemple. Devant nous, deux grands robots soudent des plaques métalliques. Leur précision est quasi chirurgicale, mais ce qui retient l’attention, c’est la vitesse – à la limite étourdissante – de leurs mouvements!
Bienvenue en 2016
Ici et là, des miroirs pleine hauteur permettent aux employés de voir s’ils ont revêtu tous leurs équipements de sécurité. Cette technique japonaise vise à assurer leur bien-être, mais aussi à accroître l’efficacité de la production, car un accident arrête toute la chaîne et coûte cher à l’entreprise. De plus, la mise en marche de chaque machine s’effectue uniquement si l’ouvrier touche le panneau de contrôle des deux mains.
Donc, il n’y a aucune chance qu’un doigt disparaisse sous la presse hydraulique de 700 tonnes. Puis, gare devant! Un robot circule dans l’usine avec des chariots remplis de pièces. Il les stationne en douceur et distribue les morceaux aux ouvriers comme par magie. Un concept totalement nouveau!
À l’étroit
Bien que construite sur une superficie d’une quinzaine d’hectares, l’usine de Zedelgem est à l’étroit. Les moissonneuses-batteuses (que notre interprète Bart van Damme appelle les « moiss-bat ») sont de plus en plus grosses et se touchent presque sur la chaîne de montage. C’est le début d’un casse-tête pour la division des opérations, car il n’y a plus de terrain disponible pour agrandir l’usine, ce qui oblige à agrandir la ligne de production par l’intérieur. Les fourragères automotrices doivent être portées sur la chaîne d’assemblage au moyen de
supports mobiles. Autrement, en raison de la dimension de leurs roues, elles seraient trop hautes pour l’édifice.
L’usine produit au maximum 26 moissonneuses-batteuses par jour, un chiffre en décroissance ces temps-ci à cause de l’embargo russe et de l’impact économique associé à la fin des quotas laitiers en Europe. Environ 10 presses à balles carrées, rondes ou rectangulaires sont produites chaque jour. Fait intéressant, ces New Holland sont de couleur jaune pour l’Europe et rouge et bleu pour l’Amérique du Nord.
Des modèles à la mécanique identique, mais peints en rouge et noir, sont destinés à la marque soeur, Case IH. Une nouveauté, qui ne devrait cependant pas traverser l’Atlantique, était aussi exposée dans la salle de démonstration de l’usine : une presse à balles avec une enrobeuse intégrée.