La fétuque des prés.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantDe nouvelles espèces fourragères font bonne figure lorsque vient le temps de les intégrer dans les rotations de cultures.
Peu utilisées à l’heure actuelle, elles ont un potentiel intéressant et gagnent à être connues par les producteurs québécois. Tour d’horizon avec le chercheur en agronomie au Centre de recherche et de développement de Québec d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), Gilles Bélanger.
La fétuque élevée 
Son point faible? L’appétence en pâturage. « Sous forme d’ensilage ou d’ensilage demi-sec, il n’y a pas de problème, explique l’agronome. Toutefois, les animaux l’aiment moins au pâturage, parce que les feuilles sont plutôt rigides. »
Une nouvelle variété de fétuque élevée à feuilles souples est maintenant sur le marché. Elle serait plus appréciée par les animaux, mais elle n’a pas encore été évaluée dans un climat froid et humide comme celui du Québec.
Festulolium
Cette espèce doit encore faire ses preuves quant à sa capacité à survivre aux hivers rudes du Québec.
Le Centre de recherche et de développement de Québec d’AAC fait actuellement des essais sur trois sites. Le festulolium a « assez bien survécu » au froid à Sainte-Anne-de-Bellevue et à Québec, mais n’a pas survécu à son premier hiver à Normandin. M. Bélanger invite donc les producteurs à la prudence.
Brome des prés
Introduite dans l’Ouest canadien il y a plus de 30 ans, cette espèce est encore méconnue et très peu utilisée au Québec, affirme Gilles Bélanger. « Son potentiel réside surtout dans son appétence et sa tolérance aux pâturages fréquents. »
Le brome des prés survit bien à l’hiver et connaît une croissance estivale rapide.
Fétuque des prés
Bien connue dans les pays scandinaves, où les conditions climatiques sont semblables aux nôtres, la fétuque des prés n’est pas très populaire au Québec, estime M. Bélanger.
Certaines compagnies l’intègrent dans leurs mélanges, par exemple avec de la fétuque élevée ou du ray-grass.
« Les chercheurs l’évaluent en mélange avec de la luzerne, mais il n’y a pas beaucoup de résultats encore », ajoute l’agronome.
Il conseille d’ailleurs aux producteurs de faire des essais sur une petite parcelle ou de s’informer auprès d’un voisin avant d’essayer une nouvelle espèce fourragère sur une grande superficie.