Si tout se déroule comme prévu, les demandes officielles d’accréditation des chambres de coordination seront déposées à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec à l’automne 2018. Crédit photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN
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S'abonner maintenantDRUMMONDVILLE — Les producteurs en serre en parlent depuis des années. Le 15 novembre, ils ont fait un pas de plus vers la concrétisation de leur projet : établir un plan de financement pour les deux chambres de coordination et de développement (CCD) sectorielles. Réunis en assemblée générale annuelle (AGA), ils ont voté trois résolutions en ce sens.
Deux chambres
L’organisation accréditée pour gérer les chambres serait Les Producteurs en serre du Québec (PSQ). La première chambre aurait l’objectif de faire croître l’achat québécois de végétaux d’ornement grâce à de la promotion. L’autre aurait comme mandat, grâce à la recherche et à l’innovation, d’augmenter les parts de marché des fruits et des légumes de serre du Québec sur les étals locaux.
Bien qu’il soit prévu que chacune des chambres ait une comptabilité différente, un budget total de 300 000 $ est envisagé. Les producteurs comptent assurer le financement des chambres par deux types de contributions : un montant fixe annuel prélevé chez les entreprises dont les ventes nettes ajustées (VNA) de production en serre excèdent 100 000 $ et un montant variable prélevé chez toutes les entreprises serricoles qui reçoivent l’aide financière d’Agri-Québec. Cinq pour cent du montant versé par le programme Agri-Québec ira aux CCD, jusqu’à hauteur de 25 000 $ par entreprise. Les producteurs ont adopté à l’unanimité le plan proposé par les trois résolutions.
Vote
Sur les 900 producteurs en serre de la province, 80 seulement se sont prévalus de leur droit de vote lors de la consultation menée cet automne. Ils ont majoritairement voté en faveur de la mise en place des chambres de coordination. « Ce n’est pas très significatif, donc on va proposer des étapes supplémentaires pour la mise en place des chambres », a indiqué le directeur général des PSQ, Claude Laniel. L’organisation profitera des prochains mois pour mettre sur papier les deux projets de CCD. Les producteurs seront invités à se prononcer sur les projets finaux lors d’une consultation qui se tiendra au printemps, puis à les adopter en assemblée générale spéciale ou à la prochaine AGA.
Si tout se déroule comme prévu, les demandes officielles d’accréditation seront déposées à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec à l’automne 2018. Les chambres pourraient commencer leurs activités au printemps 2019.
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Autres résolutions Efficacité énergétique : améliorer l’accès aux programmes d’aide financière et mettre en place un fonds spécifique au secteur serricole; Étiquetage : clarifier la réglementation québécoise, notamment pour interdire l’affichage du type « produit du Canada/Mexique » afin d’éviter les erreurs et de permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés en matière de provenance des fruits et légumes en épicerie; Marché pour les végétaux d’ornement : développer une approche spécifique aux grandes surfaces pour y accroître les parts de marché des entreprises québécoises, demander une aide financière au ministère de l’Agriculture à cette fin et réclamer un programme de soutien spécifique au secteur de l’horticulture ornementale; Rabais d’électricité : presser le ministère des Finances du Québec d’annoncer la mise sur pied du Programme de rabais d’électricité, étant donné le rejet par la Régie de l’énergie du Programme de conversion à l’électricité (mazout ou propane à l’électricité). Le nouveau programme devrait prévoir un investissement de 50 000 $ par entreprise; Services-conseils : mettre sur pied une aide supplémentaire pour des services-conseils en économie et en gestion, distincte des services-conseils techniques et disponible dans le cadre du programme 2018-2019. Faire en sorte que l’aide financière supplémentaire pour les services-conseils en ingénierie se poursuive jusqu’en 2023 et soit bonifiée à 10 000 $; Distribution d’énergie : mettre en place un programme d’aide financière pour soutenir le développement et le renforcement des réseaux de distribution de gaz naturel et d’électricité triphasée; Hausse du salaire minimum : être indemnisé pour la décision prise par le gouvernement, sous forme de crédits fiscaux remboursables ou d’une bonification du programme Agri-Québec. |