Le 16 août dernier, Saputo a signifié son intention de « mettre fin aux contrats d’approvisionnement en lait de chèvre des producteurs de lait du Québec à compter du 1er janvier 2019 ».
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S'abonner maintenantÀ compter du 1er janvier prochain, le plus gros acheteur de lait de chèvre au Québec, Saputo, compte cesser de s’approvisionner dans la province.
Le transformateur achète quatre des dix millions de litres de lait de chèvre produit au Québec. « Cette décision a été prise parce que nous avons été incapables de régler plusieurs éléments d’une entente d’approvisionnement qui sont essentiels à Saputo, notamment le traitement de problèmes liés à la qualité inférieure aux normes du lait, au bien-être des animaux et aux exigences en matière d’assurance responsabilité », a confirmé à La Terre le porte-parole de l’entreprise. Cette dernière compte se tourner vers ses fournisseurs de lait de l’Ontario.
Cette nouvelle a été accueillie avec surprise par les Producteurs de lait de chèvre du Québec (PLCQ), qui négociaient depuis le début de l’année une convention de mise en marché avec les différents acheteurs, dont Saputo. Le 4 mai dernier, les parties avaient conclu une entente de principe conditionnelle à l’approbation des hauts dirigeants des compagnies de transformation. Finalement, le 16 août, Saputo a fait volte-face en annonçant qu’elle mettra fin aux contrats des producteurs québécois de lait de chèvre à compter du 1er janvier, principalement en raison de la qualité du lait et de la question du bien-être animal.
Deux points
Le président des PLCQ, Christian Dubé, assure que son organisation travaille à améliorer la qualité. « Ça nous préoccupe depuis longtemps. Nous avons entrepris plusieurs actions qui vont porter fruit à plus long terme », explique le dirigeant. Le syndicat planche sur un projet de règlement sur la qualité et compte le présenter à ses membres cet automne.
Concernant le bien-être animal, les PLCQ souhaitaient attendre de voir l’orientation prise par leurs confrères producteurs de lait de vache avant d’inclure dans leur convention des règles encadrant le bien-être. « Nous ne voulions pas créer de précédent dans la chèvre, mais ça peut se régler », assure M. Dubé. « On travaille fort pour ramener Saputo à la table de négociation. On ne panique pas », conclut le président.