Actualités 22 décembre 2017

Le prix des terres n’a pas augmenté en Montérégie

En Montérégie, le prix moyen des terres n’a pas connu de hausse depuis le début de 2017, mentionne Charles Gauvin, directeur régional du développement des affaires à Financement agricole Canada.

« Les prix n’ont pas augmenté, mais n’ont pas baissé. Le marché démontre de la stabilité », résume celui qui évalue de nombreuses transactions en Montérégie et dans les Laurentides.

L’influence des récoltes

Il souligne que l’appréciation des taux d’intérêt enregistrée cette année, combinée à un début de saison difficile pour les cultures, aurait pu refroidir les ardeurs du marché. Or, l’enthousiasme provoqué par une bonne récolte de maïs, comme celle de cette année, apporte de la confiance chez les producteurs, ce qui explique le contexte de stabilité des prix.

Il note que même pour un achat aussi important qu’une terre, plusieurs agriculteurs se laissent influencer par les dernières récoltes lorsqu’ils décident de passer à l’action. « Une bonne récolte améliore la position de liquidités à court terme des entreprises. Sauf qu’avant d’acheter une terre, il faut évaluer l’espérance de revenus obtenus sur une plus longue période, basés sur les rendements moyens de même que sur les prix moyens », conseille l’agronome.

Sans surprise, une terre achetée à 49 000 $/ha, comme c’est le cas en périphérie de Saint-Hyacinthe, s’avère un investissement difficilement rentable, surtout d’un point de vue agronomique. Charles Gauvin indique que si les terres dans ce secteur sont particulièrement chères, c’est en raison de la diversité de son agriculture (élevages laitiers, avicoles, porcins, etc.). Il paraphrase ainsi cette réalité : « Dis-moi qui est ton voisin et je te dirai combien ta terre vaut. »

Attention aux rumeurs

À l’aube de la saison officielle des transactions, qui s’étale principalement de janvier à avril, Charles Gauvin recommande de se méfier des rumeurs. « Les terres vendues à prix élevé deviennent souvent la référence dans une région, mais il y a beaucoup de rumeurs et ces prix ne sont pas toujours vrais. Avant de faire des comparatifs, je conseille aux gens de vérifier la véritable valeur des transactions environnantes, lesquelles sont publiques par l’entremise du Registre foncier du Québec », indique M. Gauvin.