Actualités 2 décembre 2015

La stratégie passera après un sommet, réplique Paradis

QUÉBEC – La stratégie de développement agroalimentaire demandée par l’industrie et les producteurs agricoles devra attendre.

Le ministre de l’Agriculture du Québec, Pierre Paradis, veut d’abord tenir un sommet de l’alimentation afin d’impliquer les consommateurs dans la démarche. Devant les délégués de l’Union des producteurs agricoles (UPA) réunis en congrès à Québec, il a précisé que les parties seront conviées à l’exercice en début d’année 2016, possiblement en avril.

« Tu peux avoir la meilleure stratégie du monde, il faut que le consommateur soit là », s’est défendu le ministre. Sa proposition de sommet n’a pas eu l’heur de plaire aux représentants de l’UPA ni au Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ).

« Depuis dix ans, on a fait une quinzaine de consultations et on devrait déjà avoir une politique », a répliqué Sylvie Cloutier, PDG du Conseil. Celle-ci a été chaudement applaudie par les délégués, de même que Marcel Groleau, président de l’UPA. On ne peut en dire autant du ministre à qui l’assemblée a réservé un accueil, disons frileux.

« Cette démonstration est une main tendue au gouvernement par l’UPA et le CTAQ pour une stratégie de développement économique de notre secteur agroalimentaire », a résumé Marcel Groleau, président de l’UPA.

Interrogé en conférence de presse quant à la réaction des congressistes à son endroit, le ministre a rétorqué que l’accueil a été cordial.

« J’ai senti un bon accueil de la salle », a-t-il prétendu, rappelant que sa présence à Atlanta pour la négociation du Partenariat transpacifique avait permis de resserrer les liens avec les acteurs du milieu agricole. « C’est une complicité variable », a commenté Marcel Groleau, rappelant que différents secteurs de production ne profitent pas encore d’un régime fonctionnel de sécurité du revenu.

 

Tous les détails dans la prochaine édition de la Terre.

 

Visionnez l’intégral de l’allocution de M. Paradis