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Les démarches entourant la venue d’environ 4 000 travailleurs étrangers temporaires au Québec sont ralenties par des problèmes informatiques à Ottawa. Photo : TCN / Archives

Les démarches entourant la venue d’environ 4 000 travailleurs étrangers temporaires au Québec sont ralenties par des problèmes informatiques à Ottawa. Photo : TCN / Archives

Un groupe de travail pour accélérer la venue des travailleurs étrangers

Un groupe de travail se réunira toutes les semaines pour suivre l’évolution du traitement des études d’impact sur le marché du travail (EIMT) requises pour la venue des travailleurs étrangers temporaires (TET). Plusieurs demandes sont en attente depuis des mois en raison de problèmes informatiques à Service Canada.

Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, précise avoir eu une rencontre vendredi avec les ministres Marie-Claude Bibeau, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, et Carla Qualtrough, d’Emploi et Développement social Canada afin de trouver des solutions pour rattraper le retard actuel. En date de la semaine dernière, 900 demandes non traitées d’EIMT – un document requis pour que les travailleurs puissent ensuite obtenir leur permis de travail – s’étaient accumulées depuis le mois d’août pour le Québec. Cela touche environ 4 000 TET. 

Craignant que les travailleurs étrangers n’arrivent pas à temps dans les fermes cet hiver et ce printemps, l’UPA, l’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) et la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) ont demandé en conférence de presse la création d’une cellule de crise.

« Ce que les gens de Service Canada nous ont dit, c’est qu’ils veulent être en mesure de traiter 160 dossiers d’EIMT par semaine d’ici le 1er décembre. Cela permettrait de rattraper le retard et d’empêcher, à partir de décembre, que d’autres retards s’accumulent », indique M. Groleau. Il ajoute qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a aussi été alerté pour que les étapes suivant normalement celle de l’obtention d’EIMT soient plutôt traitées en simultané. « Ce qu’on veut, c’est qu’Immigration Canada n’attende pas d’avoir le numéro d’EIMT pour permettre aux travailleurs d’arriver. […] On croit qu’on pourrait réduire les délais totaux de sept à huit semaines si les processus se font simultanément plutôt que successivement », détaille-t-il.

Le groupe de travail sera formé de représentants de Service Canada, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, de l’UPA, de l’APMQ et de FERME. Ainsi, il sera possible de s’assurer de façon hebdomadaire que les objectifs de traitement de demandes sont rencontrés.