Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantDavid Boissonneault, président des Éleveurs de porcs du Québec, presse le gouvernement de mettre un terme au vent d’incertitude créé par la Commission Robillard, qui préconise l’abolition de l’ASRA.
« C’est désolant de voir le tort que ça va causer », estime M. Boissonneault. Dès lundi, celui-ci dit avoir reçu de nombreux appels de producteurs inquiets de voir s’envoler la contribution étatique de 300 M$ au programme de sécurité du revenu. Un fournisseur d’intrant s’est aussi adressé à lui pour tenter de comprendre les implications d’une refonte de l’ASRA.
« Plusieurs producteurs remettent aujourd’hui leurs investissements en question, révèle David Boissonneault. Personne n’ira se conformer aux nouvelles normes de bien-être animal si l’avenir est incertain. »
« On comprend qu’il y a des efforts à faire par tout le monde, ajoute-t-il. Les mesures déjà mises en place ont permis de dégager un surplus à La Financière agricole du Québec et une marge de manœuvre au gouvernement avec la ponction de 113 M$. On est d’accord pour contrôler les dépenses, mais il va falloir passer au mode développement. Nous, on est au rendez-vous pour créer de la richesse et faire du développement. »
Yvan Lacroix, président-directeur général de l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière, abonde dans le même sens. Il juge que la recommandation de la Commission Robillard est de nature à démoraliser les investisseurs et à refroidir davantage les institutions financières.
« Notre secteur se porte bien, déclare-t-il. La filière porcine ne demande pas plus d’argent avec son plan stratégique, mais un cadre d’affaires prévisible. Ça reste une recommandation qui n’inspire pas le développement du secteur. Nous, on a démontré notre intérêt à investir et à développer. Après des années difficiles, on s’enligne vers du positif. »
