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S'abonner maintenantDans le but de convaincre le gouvernement du Québec qu’il est bénéfique pour l’économie d’investir en agriculture, l’Union des producteurs agricoles (UPA) va bientôt l’interpeller conjointement avec le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ).
Marcel Groleau ne comprend pas pourquoi son secteur a été ignoré dans le plan d’action économique du gouvernement provincial. Le président précise, en entrevue avec la Terre, que la Financière agricole du Québec avait pourtant la marge de manœuvre nécessaire pour mettre en place les solutions du Groupe de travail sur la sécurité du revenu et ainsi sécuriser les agriculteurs et favoriser l’investissement.
« C’est un gouvernement qui répond aux urgences », déplore Marcel Groleau, président de l’UPA, qui donne l’exemple de Bombardier et des alumineries qui se qualifient dans cette définition d’urgence.
Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Pierre Paradis, a néanmoins déposé récemment une étude de l’Institut du Québec qui montre que la filière agroalimentaire est le principal employeur de la province et qu’elle dépasse l’aéronautique. La croissance de cette filière pourrait créer des milliers d’emplois et remplir une partie de la promesse de 250 000 embauches du gouvernement libéral.
L’exemple ontarien
L’Ontario a déjà créé 34 000 emplois dans la filière agroalimentaire depuis la promesse de la première ministre libérale Kathleen Wynne, en 2013, de doubler la croissance dans ce secteur et d’y créer 120 000 jobs d’ici 2020.
Le 18 novembre dernier, la première ministre et son ministre de l’Agriculture, Jeff Leal, recevaient les recommandations du Comité directeur pour la croissance dans le secteur agroalimentaire. Une des nombreuses mesures est de récompenser les innovations des transformateurs agroalimentaires. La filière agroalimentaire ontarienne permet déjà d’employer 781 000 Ontariens et de générer 35 G$ dans l’économie de la province.
Plus de détails sur le nouveau mandat du président de l’UPA dans une entrevue qui sera publiée dans l’édition du 2 décembre de La Terre de chez nous.