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S'abonner maintenantDans son discours aux 320 délégués du 91e Congrès général de l’Union des producteurs agricoles, le président Marcel Groleau, considérant le fait que les agriculteurs sont peu nombreux, a insisté sur le besoin de faire des alliances.
« Ensemble, on est le secteur le plus important de l’économie primaire du Québec », a lancé le président de l’UPA, qui a plaidé pour que le gouvernement inclue le secteur agroalimentaire dans sa stratégie de développement économique. « On veut être de la stratégie de développement économique du Québec », a insisté Marcel Groleau.
Le président est également revenu sur l’alliance sous la bannière Forts et unis, qui a permis d’obtenir un Partenariat transpacifique « pas parfait », mais « acceptable », dans la mesure où il s’accompagne de compensations, d’accès progressifs au marché et du maintien des tarifs sur l’ensemble des produits sous gestion de l’offre.
« L’ouverture des marchés ne règle rien quant à la volatilité des prix des produits agricoles », a ajouté Marcel Groleau, qui estime que le « problème agricole » nécessite l’intervention de l’État pour réduire les risques financiers. À ce chapitre, il souligne d’ailleurs que tous les pays importants, dont la Chine, ont augmenté leur soutien à l’agriculture depuis 1994. Le Canada est une exception, ce qui s’expliquerait surtout par la gestion de l’offre. Celle-ci propose en effet un appui réglementaire plutôt que financier.
Le discours du président revient aussi sur les alliances nécessaires avec les groupes environnementaux pour les questions relatives à la relève et à l’accès aux terres agricoles.
Il souhaiterait par ailleurs discuter plus avant de questions environnementales avec eux. « Ce qui se passe à Paris ne peut pas nous laisser indifférents », a notamment mentionné Marcel Groleau, qui souligne le contraste entre la volonté politique de mieux maîtriser les émissions de gaz à effet de serre et celle de poursuivre l’exploration pétrolière ou le transport de pétrole par pipeline.