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Les politiciens et l’animateur du débat politique organisé par la FRAQ à Saint-Hyacinthe, le 7 septembre. Photo : Gracieuseté de la FRAQ

Les politiciens et l’animateur du débat politique organisé par la FRAQ à Saint-Hyacinthe, le 7 septembre. Photo : Gracieuseté de la FRAQ

L’heure des débats agricoles a sonné

La semaine dernière, des candidats aux élections fédérales se sont livrés à des débats orientés sur la question agricole, apportant ainsi de l’information sur la plateforme de chaque parti politique. L’un, organisé par la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) a eu lieu à Saint-Hyacinthe le 7 septembre et l’autre, organisé par la Fédération canadienne de l’agriculture, à Ottawa le 9 septembre.

Sur place, La Terre a constaté que les candidats sont sous haute pression. Une performance solide peut évidemment accroître leurs votes, mais peut aussi aider le candidat à monter d’un cran dans la hiérarchie du parti par la suite, avec le titre de porte-parole officiel en matière d’agriculture au Canada ou même à décrocher l’ultime statut de ministre de l’Agriculture, si son parti est élu. Voici quelques propositions entendues au cours de ces deux débats.

Le porte-parole bloquiste en matière d’agriculture, Yves Perron, a dit qu’il fallait agir pour l’équivalence des normes. « Ce n’est pas acceptable que nos producteurs aient des exigences non remplies par les produits de l’étranger qui rentrent. Les exemples, on en a eu plusieurs […] La poule de réforme, les producteurs ont mis au point un test d’ADN qui fonctionne très bien, mais qui n’a pas été mis en place. C’est un moyen pas coûteux et efficace de régler une problématique. Il faut être proactif et agir rapidement […] Ça urge! Il faut vraiment des inspections plus sévères et des ressources à la frontière et aux points d’inspection. Il faut respecter notre monde. »

La néodémocrate Ruth Ellen Brosseau, qui fait campagne dans la même circonscription de Berthier-Maskinongé, veut s’attaquer aux problèmes de main-d’œuvre en agriculture. « La rareté de la main-d’œuvre, c’est un enjeu dont on parle depuis longtemps. Depuis 2019, [aux dernières élections] ces enjeux étaient les mêmes. C’est important de diminuer la paperasse. J’adore aussi l’idée d’avoir un passeport pour deux ou trois ans pour les fermes qui accueillent les travailleurs étrangers. Être aussi capables d’avoir la mobilité des travailleurs étrangers temporaires. On peut d’ailleurs utiliser le modèle des CUMO, une coopérative d’utilisation de main-d’œuvre. Ce sont des promesses qui ne viennent pas de nulle part. Il faut le faire. On connaît les solutions. »

Luc Berthold, du Parti conservateur, veut rétribuer les agriculteurs pour leurs actions environnementales. « Les gains environnementaux faits par les producteurs, il faut qu’on soit capable de leur donner une valeur. Le programme Agri-vert de l’UPA, ça mérite qu’on s’y attarde. On pense qu’on doit mettre en place une norme nationale pour évaluer la valeur de l’infrastructure naturelle […] et faire en sorte qu’on puisse déterminer quels seront les incitatifs pouvant être donnés pour que les agriculteurs et les propriétaires terriens protègent et restaurent ces infrastructures. »

La ministre Marie-Claude Bibeau a fait valoir que le Parti libéral croit en la recherche pour l’agriculture, notamment par des investissements réalisés dans les fermes expérimentales de Normandin et de Frelighsburg. « Après presque 10 ans et 400 M$ de réduction dans la recherche par le précédent gouvernement, nous avons de nouveau investi dans la science […]  et réembauché presque 75 nouveaux chercheurs scientifiques […] Je suis  très fier de notre initiative des laboratoires vivants […] Avec le financement additionnel de 285 M$, nous intégrons nos chercheurs scientifiques sur le terrain pour qu’ils travaillent en étroite collaboration avec les agriculteurs pour que cela réponde à leurs priorités […] Nous allons continuer à investir dans ce domaine. »