Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantCertaines voix s’élèvent aux États-Unis pour critiquer le Partenariat transpacifique (PTP), dont celle de l’influent sénateur républicain de l’Utah, Orrin Hatch.
Ce dernier est perçu comme un sénateur clé qui serait en mesure de retarder ou même de faire battre le vote sur le PTP au Congrès américain. Il demande une renégociation de certaines parties de l’accord, notamment sur la question de la propriété intellectuelle.
Notons que les États-Unis peuvent bloquer à eux seuls la ratification du PTP. En effet, l’accord entrera en vigueur 60 jours après la ratification par les 12 pays ou après deux ans si au moins 6 pays qui représentent 85 % du PIB global du PTP ratifient l’accord. Avec 62 % du PIB, si les États-Unis ne le ratifient pas, il n’y a plus de PTP.
Rappelons que la meneuse dans la course à la chefferie du Parti démocrate, Hillary Clinton, reproche aux négociateurs de n’avoir rien prévu en ce qui concerne la « manipulation des monnaies » qui « tue » des emplois américains. Pour la prétendante à la présidence, un accord valable devrait tenir compte de cet aspect et contribuer à créer de bons emplois et à hausser les salaires.
Si des membres du Parti républicain et les démocrates proches d’Hillary Clinton s’entendent pour dire que cet accord doit être renégocié, il est possible que ça se fasse. Le Canada devrait alors se positionner sur les points qu’il cherchera à améliorer le cas échéant. Notons que le Japon a déjà fait savoir son désaccord avec toute renégociation.