Actualités 28 août 2018

Marcel Groleau se veut rassurant sur l’ALENA

Même si le président Trump fixe encore une fois une date limite et met de la pression pour obtenir rapidement un nouvel accord commercial, le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) ne pense pas que le Canada est dans une position impossible.

« J’ai entendu je ne sais plus combien d’échéances dans cette négociation! Si ce n’est pas terminé le 31 août, ça va continuer », tempère Marcel Groleau, qui fait remarquer que le président Trump « se met lui-même de la pression » dans un contexte où il a un grand besoin d’une bonne nouvelle. Le bouillant président des États-Unis pourrait devoir « mettre de l’eau dans son vin » pour obtenir satisfaction en si peu de temps.

Le représentant des producteurs agricoles québécois rappelle que les États-Unis et le Congrès tiennent à un accord à trois pays et non à deux accords bilatéraux. Les deux enjeux « fondamentaux » au départ de la renégociation de l’ALENA étaient la balance commerciale déficitaire (surtout avec le Mexique) et la question des règles d’origine. Le président de l’UPA estime qu’il n’y avait pas vraiment de problème agricole.

Marcel Groleau prévoit se rendre à Washington cette semaine alors que les négociations vont reprendre avec les trois pays de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Position de négociation

La mention de la gestion de l’offre et des règles de composition du fromage dans l’accord de principe entre les États-Unis et le Mexique, conclu le 27 août, n’inquiète pas outre mesure le président de l’UPA, qui parle de « positions de négociation ».

« Chaque pays tente de mettre de la pression sur l’autre et le Mexique avait déjà soulevé ces questions sur la transparence », explique-t-il, en ajoutant que le Canada prendra connaissance cette semaine de ce que contient réellement l’accord entre nos deux voisins. En plus de l’agriculture, plusieurs autres sujets importants ne semblent pas réglés en fonction des demandes canadiennes, comme le chapitre sur le règlement des différends ou la clause crépusculaire.

« On maintient la pression sur le gouvernement canadien », conclut Marcel Groleau, qui rappelle l’importance de la gestion de l’offre pour l’économie canadienne (300 000 emplois directs et indirects) et le soutien de la population canadienne à la gestion de l’offre et aux agriculteurs en général.