Jeanne d'Arc Hébert est non seulement présidente de la Société acadienne Port-Royal de Bécancour, mais est aussi une fière représentante de ses origines.
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S'abonner maintenantEn construisant l’arbre généalogique de sa famille sur neuf générations, Jeanne d’Arc Hébert a salué fièrement ses origines. Une fierté qu’elle a célébrée l’été dernier en compagnie de ceux qui partagent ce même patronyme.
La présidente de la Société acadienne Port-Royal (SAPR), de Bécancour, n’est pas une descendante directe de Louis Hébert. Elle a cependant réussi à remonter jusqu’à son huitième arrière-grand-père Étienne Hébert, un laboureur cultivateur né vers 1629 en France. Celui-ci fait partie des colons de l’époque qui ont fait le voyage jusqu’au Québec pour s’y installer. En 1960, à l’âge de 21 ans, il unit sa destinée à celle de Marie Godet, à Port-Royal.
Créer un tableau généalogique n’est pas une mince affaire, souligne Mme Hébert. Documents officiels à l’appui, elle a prouvé presque toutes les dates et alliances concernant les générations qui l’ont précédée. En fait, il ne lui manque qu’un certificat de mariage. Il ne lui reste d’ailleurs plus qu’un examen à passer pour décrocher le titre de généalogiste de filiation agréé qu’elle convoite.
Cette passion pour l’histoire des familles remonte à son enfance, lorsqu’elle a pris connaissance du premier contrat de terres qui ont appartenu à sa famille à Bécancour. Et de fil en aiguille, elle a développé un grand sentiment d’appartenance pour l’Acadie, région où se sont établis plusieurs descendants du tout premier colon du Canada.
Héritage médicinal
Mme Hébert a grandi dans une ferme laitière à Saint-Wenceslas, à une époque où les remèdes de grand-mère étaient privilégiés. Sans même le vouloir, sa famille a souvent rendu hommage au « premier pharmacien du Québec », Louis Hébert, qui était apothicaire de métier.
« Une de mes grands-mères faisait de la mousse de quenouilles mélangée à de la vaseline pour guérir des brûlures. Elle préparait aussi des raisins à tartes pour purifier le sang au printemps. On utilisait également de l’huile de foie de morue; c’est un tonique extraordinaire », se souvient-elle.
Bref, les vertus des plantes étaient souvent d’un grand secours. « On ne pouvait pas aller chercher du ginseng à la pharmacie au coin de la rue, à ce moment-là. Chacun avait ses petites recettes, ses médicaments maison. C’est en grande partie grâce à Louis Hébert et [à la contribution] des Autochtones », estime Mme Hébert.
Retrouvailles
Chaque année, la SAPR rend hommage à une famille québécoise en organisant un grand rassemblement. Avec le 400e anniversaire de l’arrivée de Louis Hébert et Marie Rollet en Nouvelle-France, le choix s’est rapidement imposé! Pas moins de 200 Hébert se sont donné rendez-vous à Saint-Grégoire, les 12 et 13 août derniers, à l’invitation de l’organisme.
Des familles sont venues des quatre coins du Québec, de Châteauguay en passant par La Tuque, et certaines ont même fait le chemin depuis le Nouveau-Brunswick, province établie sur le territoire acadien. Les rencontres ont donné lieu à de bons échanges et au partage de nombreuses photos d’époque, raconte la présidente. Tous les participants sont d’ailleurs repartis avec un cahier souvenir sur l’histoire des Hébert et la provenance géographique des différentes familles.