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S'abonner maintenantPlus d’un millier de producteurs de sirop d’érable sont attendus demain sur la colline parlementaire à Québec.
Ils entendent manifester bruyamment leur désaveu total des recommandations du rapport Gagné sur l’industrie acéricole. Rappelons que l’enquêteur spécial, nommé par le ministre de l’Agriculture, suggère notamment de mettre fin au contingentement du sirop d’érable et d’instaurer un système à double prix pour le vrac.
Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, tiendra d’abord une conférence de presse en compagnie du président de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau. À leurs yeux, le rapport Gagné possède tous les ingrédients pour appauvrir les producteurs et rendre inopérants leurs mécanismes de développement. Pire, il ouvre la porte à des changements dans d’autres secteurs de production.
Signe du tollé soulevé par le rapport Gagné, des producteurs du Bas-Saint-Laurent et du Témiscouata ont rencontré d’urgence samedi dernier le député de Rivière-du-Loup–Témiscouata et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Jean D’Amour. Ces producteurs se souviennent sans doute du temps où ils étaient doublement à la merci des « rouleux de barils ». Ceux-ci ne se gênaient pas pour leur offrir un prix moindre qu’aux producteurs situés dans une région au printemps plus hâtif.
La préfète de la MRC du Témiscouata, Guylaine Sirois, et six maires de la région, ont aussi assisté à la réunion. Rappelons que l’économie de plusieurs municipalités du territoire repose essentiellement sur la production de sirop d’érable. Maires et producteurs ont signifié leur profonde inquiétude relativement aux conclusions de ce rapport.
Par ailleurs, le Conseil de l’industrie de l’érable (CIE), qui représente les acheteurs autorisés, se dit d’accord avec l’idée de moderniser l’industrie acéricole du Québec. Le CIE veut prendre le temps d’analyser le rapport, qualifiant les recommandations « d’audacieuses ». Du même souffle, le Conseil reconnaît que ses préoccupations se situent dans la qualité et la disponibilité de sirops de différentes classes à des prix acceptables.
« Le CIE, lit-on dans un communiqué, convient que la solution réside en une concertation assidue des acteurs de l’industrie, un travail déjà entrepris entre acheteurs et producteurs. »