Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantHANOVRE — Agritechnica se veut le plus grand salon mondial de machinerie agricole. Salon de la démesure, c’est aussi la vitrine de l’agriculture du futur.
Parmi les 2 800 exposants en provenance de 52 pays, on retrouvait quelques entreprises québécoises à Hanovre, en Allemagne, en novembre dernier. Dans cet univers du plus gros tracteur et des nouveautés qui vont faire l’agriculture de demain, le génie québécois a réussi à se distinguer.
C’est le cas de la société CVT, de Sainte-Julie. Elle a remporté l’une des 44 médailles d’argent décernées pour récompenser les innovations en matière agricole. Spécialisée dans les transmissions pour tous les véhicules hors route, agricoles, industriels ou de construction, la compagnie a conçu une prise de force avant en collaboration avec la firme Zuidberg, des Pays-Bas. Cette prise de force doit permettre une économie de carburant appréciable. Elle peut maintenir sa vitesse de rotation pour un outil indépendamment du régime moteur du tracteur.
« Plusieurs clients ont démontré de l’intérêt à Agritechnica et on devrait mener une série d’essais en Hollande l’an prochain », indique Patrick Desrosiers, porte-parole de CVT. Celui-ci précise que l’objectif consiste ainsi à mettre au point une application afin de répondre aux besoins de chaque client.
L’entreprise emploie aujourd’hui 35 personnes, des ingénieurs et techniciens axés sur le développement de produits.
Par ailleurs, l’entreprise Soucy, de Drummondville, se signalait aussi par un kiosque impressionnant. SoucyTrack y présentait notamment un nouveau système de chenilles pour les semoirs conçu en collaboration avec John Deere.
Les chenilles, qui peuvent être installées en moins de deux heures, permettent de mieux répartir la charge afin d’éviter le traçage. François Soucy, vice-président aux ventes, explique l’engouement pour les chenilles par la nécessité de limiter la compaction des sols et de respecter les normes de circulation sur les voies publiques. Un système de chenilles équivaut à des jeux de quatre roues à l’arrière et de trois à l’avant.
« On obtient 3,4 fois plus de flottaison avec une chenille comparativement à un pneu », ajoute François Soucy. Aujourd’hui, la performance des chenilles de caoutchouc est telle que Soucy équipe même des fabricants de chars d’assaut!