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S'abonner maintenantLe président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, a affirmé que le projet de Stratégie agroalimentaire du Québec va « teinter » le Congrès général de l’organisation qui s’ouvre aujourd’hui à Québec.
« On demande au gouvernement du Québec de mettre en place une stratégie de développement du secteur agroalimentaire », a expliqué le président de l’UPA, lors du traditionnel souper de presse, hier soir.
Marcel Groleau a rappelé que 117 000 emplois directs sont liés à l’agriculture et à la transformation des aliments. L’économiste en chef de l’UPA, Charles-Félix Ross, évalue qu’il serait réaliste d’en créer 25 000 de plus dans cette filière en moins de 10 ans si l’on fait passer les revenus à la ferme de 8 G$ à environ 10 G$.
Ces chiffres ne tiennent pas compte des emplois indirects qui seraient bien entendu à la hausse dans un tel scénario. « C’est certain qu’on va aborder la question de la Stratégie avec le ministre Paradis qui sera au Congrès », a ajouté Marcel Groleau. Une lettre avec l’explication de la Stratégie a d’ailleurs été expédiée vendredi au premier ministre Couillard et à son ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis.
La Stratégie demande essentiellement au gouvernement d’investir en agriculture et de créer des conditions favorables à l’investissement de façon à permettre un développement plus important de ce secteur de l’économie.
La pénurie de main-d’œuvre est aussi un exemple qui limite le développement de l’agriculture au Québec. La Stratégie proposée vise donc à trouver des solutions pour contrebalancer l’effet négatif de la réforme de l’assurance-emploi et du programme de travailleurs étrangers temporaires, qui ont diminué la disponibilité de la main-d’œuvre dans les fermes.
« Quand les mauvaises années sur les marchés vont revenir, il faut que les bons programmes soient là pour les producteurs », a ajouté le président de l’UPA, en parlant des programmes de la Financière agricole du Québec. Les quatre relativement bonnes années que l’on vient de passer sur les marchés ont permis d’économiser 1 G$ sur les budgets prévus par la Financière. Aux yeux de l’Union, il aurait donc été possible de permettre une meilleure gestion du risque en agriculture sans que cela coûte très cher.
Un autre sujet important du Congrès sera celui de la relève agricole. « Les transformateurs alimentaires ont le même défi de la relève », a fait remarquer Marcel Groleau en parlant des entreprises du Conseil de la transformation alimentaire du Québec qui font partie de la coalition réclamant une stratégie agroalimentaire. L’Union craint que la concentration de plus en plus importante des terres risque de nous mener à une relève qui ne sera pas propriétaire des terres qu’elle cultivera.
Les autres sujets abordés lors du Congrès général de l’UPA jusqu’au 3 décembre seront notamment le resserrement des règles sur les pesticides ainsi que la cohabitation et l’acceptabilité sociale de l’agriculture.