Jeunesse 9 mai 2025

Un quota

Tu as le projet de te procurer une dizaine de vaches pour te lancer dans la vente de lait? Pas si vite! Même si, par miracle, tu parvenais à amasser suffisamment d’argent de poche pour acheter un troupeau de vaches laitières, sache qu’il te faudra quelques centaines de milliers de dollars additionnels pour avoir le droit de produire ton lait. 

Un marché contrôlé 

Au Canada, les agriculteurs et les éleveurs qui vendent du lait, des poulets, des dindons et des œufs ne peuvent pas fixer eux-mêmes les prix. Ils ne peuvent pas non plus se lancer dans la vente de ces produits sans acquérir un droit de produire appelé quota. 

Un quota est une sorte de contrat qui autorise la production d’une quantité maximale de lait, de volailles ou d’œufs. Ce contrat exige également que le producteur fournisse la quantité demandée par ce quota. On s’assure ainsi que la production sera suffisante pour nourrir le Canada au grand complet. As-tu remarqué qu’à l’épicerie, il ne manque jamais d’œufs ni de lait? En contrôlant la quantité produite, on assure aux consommateurs des prix stables et on limite les pertes, tout en garantissant un revenu décent aux producteurs. 

Une vache n’égale pas une poule 

Au Québec, un quota de production d’œufs égale à une poule pondeuse. Un éleveur qui possède deux cents poules doit avoir deux cents unités de quotas pour avoir le droit de produire des œufs. Un quota de production laitière n’est pas calculé selon le nombre de vaches, mais bien en kilogrammes de matière grasse produite par la ferme par jour. Du côté des poulets et des dindons destinés à nos assiettes, un quota est calculé en mètres carrés de surface de production. La logique veut que plus l’espace est grand, plus il est possible d’y loger de volailles. 

Quelques exceptions

Quelqu’un qui souhaite avoir deux ou trois poules dans sa cour arrière pour manger des œufs frais au petit-déjeuner n’a pas besoin d’acheter de quotas. Cette personne doit toutefois vérifier auprès de sa municipalité s’il est permis d’élever ces jolies petites bêtes à plumes! 

Un petit éleveur qui produit moins de 100 poulets par année n’a pas besoin non plus de se procurer de quota, même s’il compte vendre ses volailles pour leur chair. Tiens, tiens : voici peut-être ta chance de lancer ta microentreprise!