L’industrie laitière est le secteur le plus important de l’agriculture québécoise, et c’est au sein de celle-ci que naît la coopération. La Société coopérative agricole du canton de Granby (l’ancêtre d’Agropur), immortalisée en 1949 par le photographe et agronome Omer Beaudoin, en est un bon exemple. Photo : Omer Beaudoin – BANQ
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S'abonner maintenantL’entraide et l’association en agriculture, ainsi que dans les autres domaines d’activité économique de la société, sont essentielles et ont toujours existé. Toutefois, ce serait en Angleterre au milieu des années 1800 que le premier modèle coopératif officiel aurait vu le jour. Des tisserands de la ville de Rochdale ont fondé, en 1844, la Société des Équitables Pionniers de Rochdale afin d’accéder à des denrées alimentaires de qualité à des prix accessibles. Déjà, on savait que l’union fait la force!
Des coopératives agricoles commencent à voir le jour au Québec vers la fin des années 1800. L’industrie laitière est alors le secteur le plus important de l’agriculture québécoise, et c’est au sein de celle-ci que naît la coopération. Toutefois, ce n’est que quelques années plus tard que le mouvement coopératif commencera à réellement prendre de l’ampleur sur le territoire.
Le modèle parfait pour l’agriculture
La coopérative d’épargne Desjardins fondée en 1900 à Lévis par Alphonse Desjardins inspire les agriculteurs de l’époque à se rassembler alors que les temps sont durs. Le monde agricole se développe rapidement, mais les nouvelles technologies agricoles sont fort coûteuses et les agriculteurs ont du mal à emprunter de l’argent pour y avoir accès. De plus, une forte migration des populations rurales vers la ville est en cours, ce qui force les cultivateurs à vendre une plus grande part de leur production sur les marchés. Les règles du marché du moment désavantagent les cultivateurs par rapport aux acheteurs et les profits fondent comme neige au soleil. L’agriculture québécoise est en crise.
Les agriculteurs décident de se regrouper afin d’unir leurs ressources matérielles et humaines pour faire face aux nombreux obstacles qui se dressent devant eux. Soudainement, ce n’est plus chacun pour soi, c’est un pour tous et tous pour un!
En 1924, c’est au tour de l’Union catholique des cultivateurs de voir le jour. Celle-ci est notamment créée pour électrifier les zones rurales et accorder des prêts aux agriculteurs. Elle deviendra l’Union des producteurs agricoles en 1972.
Le coopératisme a largement contribué à faire fleurir l’agriculture des Canadiens français. Fermes coopératives, coopératives de producteurs et coopératives d’utilisation de matériel agricole se comptent par centaines aujourd’hui. Les agriculteurs et les nombreux acteurs qui gravitent autour d’eux nous prouvent ainsi que l’entraide est la plus redoutable des armes!