Jeunesse 30 mai 2025

Des produits sucrés issus de l’érablière familiale

Depuis 2 ans, Samuel Gilbert, âgé de 9 ans, vend des suçons de différentes formes, des cornets et des bonbons à l’érable lors de la Grande journée des petits entrepreneurs. Il les confectionne avec l’aide de ses parents et avec du sirop d’érable produit à l’érablière familiale de Saint-Joseph, dans Chaudière-Appalaches. 

« Mes parents m’aident à faire cuire le sirop et à le verser dans les moules. Moi, je place les moules et les bâtons. J’aide aussi mon père pour faire la tire et le beurre », affirme Samuel, qui donne également un coup de pouce pour récolter l’eau d’érable et enlever les impuretés qui pourraient se retrouver dans le produit. C’est aussi lui qui dépose les produits dans leur sac et les attache. Il préfère le faire avec les suçons, puisque c’est moins long qu’avec les petits cornets. Un de ses plaisirs est de s’assurer du contrôle de la qualité en dégustant quelques-unes de ses confections.

Samuel soutient que ses produits ont été bien populaires lors de la Grande journée des petits entrepreneurs. Les suçons sont les favoris, puisqu’ils se déclinent en différents modèles, comme des oursons, des feuilles d’érable, des balles de baseball ou des cœurs. Le garçon en fabrique environ 2 000 au total. Une partie est vendue lors de la journée et nécessite l’utilisation d’environ deux gallons de sirop pour la fabrication de ces produits. Sa mère, Carolyne Lemelin, souligne, à propos du travail de Samuel : « C’est beau de voir comment ça développe la créativité. » Elle ajoute que la journée de la vente, celui-ci peut aussi mettre en pratique ses notions de mathématiques puisqu’il doit remettre la monnaie et compter l’argent amassé. « Ça les valorise beaucoup; c’est une belle expérience », affirme-t-elle. La sœur de Samuel participe aussi en confectionnant des bracelets.   


Un nouveau bâton pour jouer au hockey

Samuel Gilbert est bien fier d’avoir réussi à s’acheter un bâton de hockey neuf avec l’argent qu’il a amassé avec sa petite entreprise. Le jeune gardien de but Atome C aimerait un jour se procurer un nouvel équipement pour son poste. « On lui achète la base, mais quand il veut des choses en plus, on lui apprend que c’est des extra », indique sa mère.