Jeunesse 17 avril 2026

Choix de carrière :  Acériculteur

Jean-Pierre, quel est ton parcours?

Je suis scaphandrier : je travaille sur les installations des champs pétroliers dans les fonds marins, ce qui m’oblige à rester longtemps absent de la maison. Afin d’être plus présent auprès de mes enfants, j’ai acheté l’Érablière Saint-Roch avec ma conjointe. L’ancien propriétaire m’a montré le métier pendant deux saisons : avant et après l’achat de l’érablière. 

Je fais une reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) en acériculture. Cette formation reconnaît mon expérience dans mon érablière et me permet de peaufiner mes connaissances théoriques.

En quoi consiste le métier d’acériculteur?

Il y a trois volets à l’acériculture. Le premier est le travail dans le bois avec la coupe de jardinage d’érables pour maintenir la bonne santé de l’érablière et l’installation de la tubulure, qui correspond aux tuyaux collectant l’eau d’érable. Le deuxième volet est la transformation de l’eau d’érable en sirop. Le dernier volet est la mise en marché. Je vends la majeure partie de mon sirop d’érable aux Producteurs et productrices acéricoles du Québec. Je transforme le reste en différents produits, comme du beurre et du sucre d’érable, pour les vendre aux consommateurs afin de me rapprocher de ma communauté.

À quoi ressemble une journée type pendant la saison des sucres?

Dans la saison des sucres, je fonctionne avec très peu de sommeil. Je m’assure de la propreté de mes installations et du bon fonctionnement, dont l’étanchéité, de mon système de tubulure. J’accumule l’eau d’érable au cours de la journée et je m’assure de sa qualité. Je filtre par osmose et concentre la sève avant de la bouillir. Puis, je nettoie les installations et j’espère pouvoir dormir un peu avant de recommencer le lendemain matin.


Cet article est paru dans la page Jeunesse de La Terre de chez nous. L’objectif de cette page est d’expliquer et de vulgariser certains enjeux complexes reliés à l’agriculture à une clientèle jeunesse.