Si aucune entente n’est convenue dans les prochains jours, 500 postes seront abolis à l’usine Olymel de Vallée-Jonction, dans Chaudière-Appalaches. Photo : Martine Veillette/TCN
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S'abonner maintenantLe syndicat des employés de l’usine Olymel de Vallée-Jonction, dans Chaudière-Appalaches, a refusé l’arbitrage qui lui avait été proposé par le ministre du Travail Jean Boulet, le 26 août, pour régler rapidement le conflit qui l’oppose depuis quatre mois à l’employeur.
Plus tôt cette semaine, la direction d’Olymel avait lancé un ultimatum au syndicat, l’informant qu’elle serait dans l’obligation de supprimer 500 postes à l’usine de Vallée-Jonction si aucune entente n’était conclue d’ici dimanche soir. Olymel a par la suite accepté la proposition d’arbitrage du ministre Jean Boulet, ce qui aurait eu l’effet de mettre aussitôt fin au conflit si le syndicat avait également accepté.
Dans un message sur Twitter, le ministre a indiqué le 26 août qu’un blitz de négociations s’amorcerait en médiation afin de tenter de trouver une entente avant l’ultimatum de dimanche soir.
Rappelons que la grève, déclenchée le 28 avril, a mis une grande pression sur les éleveurs de porcs de la province, qui doivent conjuguer avec un nombre record de porcs en attente dans leurs bâtiments. Les Éleveurs de porcs du Québec, soutenu par L’Union des producteurs agricoles, ont pressé le gouvernement d’agir pour éviter de devoir recourir à l’euthanasie des bêtes.
De son côté, la direction d’Olymel a précisé que sa décision d’abolir le quart de soir, qui représente 500 postes à l’usine de Vallée-Jonction, n’était pas une menace envers le syndicat, mais une décision nécessaire et responsable pour réduire la pression devenue insoutenable pour les éleveurs de porcs.