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Un créneau d’excellence acéricole a récemment été créé pour les régions du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Un créneau d’excellence acéricole a récemment été créé pour les régions du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Québec reconnaît l’acériculture comme créneau d’excellence

Le gouvernement du Québec positionne désormais l’acériculture comme un champ de compétences industrielles spécifiques pour les régions du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches.

Il a créé à la fin septembre un créneau d’excellence acéricole pour ces régions, ce qui permettra d’accroître significativement les fonds pour soutenir des projets de recherche sur une première période de trois ans. « L’objectif, c’est d’assurer que la filière de recherche acéricole s’améliore et se propulse. Les grandes problématiques au niveau de la main-d’œuvre, de l’amélioration des opérations, du développement durable, c’était de grosses études difficiles à financer, mais avec le Créneau, nous pourrons les faire financer. Notre présence sera bénéfique pour professionnaliser l’acériculture à un autre niveau », indique avec dynamisme la directrice du Créneau acéricole, Marie-Myriam Dumais Synnott.

Autres régions

Marie-Myriam Dumais Synnott

Marie-Myriam Dumais Synnott

Elle précise que le Créneau acéricole bénéficiera aussi aux autres régions du Québec. De plus, il ne vise pas à remplacer les initiatives de recherche déjà en place, « mais plutôt à devenir le point de référence et l’agent de maillage en acériculture », dit Mme Dumais Synnott. Le Centre ACER, l’Université de Sherbrooke et les autres organismes de recherche pourront recevoir des fonds par l’entremise du Créneau acéricole.

La directrice spécifie que l’argent du Créneau proviendra directement du ministère de l’Économie et de l’Innovation. D’ailleurs, ce ministère finance d’autres créneaux au Québec qui ont la possibilité de contribuer particulièrement au développement économique des régions, comme celui de la transformation de l’aluminium au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Un transfert direct de connaissances

Marie-Myriam Dumais Synnott assure que les projets de recherche financés par le Créneau acéricole devront servir directement au milieu. La mise au point de nouveaux produits et de technologies innovantes pourra même servir directement aux équipementiers. Une réflexion que partage Émilien Ouellet, président du Club d’encadrement technique en acériculture de l’Est. « Le créneau devrait permettre diverses avancées technologiques, que l’on pense aux équipements de production, au développement des saveurs, à l’utilisation du sirop d’érable dans de nouveaux produits ou encore à la mise en place d’une production acéricole de type carboneutre. Le créneau sera un bel outil de concertation pour un développement soutenu de l’ensemble de la filière acéricole au Québec », a-t-il dit, par voie de communiqué.