Un coordonnateur responsable de l’aide aux agriculteurs peine encore à trouver les mots pour décrire l’incroyable mouvement de solidarité dont il a été témoin. Crédit photo : Le Canada français
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S'abonner maintenantLors de la crise du verglas, des agriculteurs d’un peu partout au Québec ont prêté main-forte aux producteurs éprouvés.
La région du Lac-Saint-Jean a même envoyé un spécialiste pour les entretenir et les réparer. Des usines, commerces et autres ont également prêté de l’équipement. Réjean Bessette, le coordonnateur responsable de l’aide aux agriculteurs pour la région de Saint-Jean-sur-Richelieu, peine encore à trouver les mots pour décrire l’incroyable mouvement de solidarité dont il a été témoin.
« Les policiers voulaient m’embarquer »
Il raconte cependant un épisode où des agents de police sont venus chez lui pour l’interpeller à la suite d’une plainte de trafic de génératrices.
« Les policiers voulaient m’embarquer. Quelqu’un de jaloux avait fait une plainte contre moi. J’avais beau leur expliquer, ils ne voulaient rien savoir; jusqu’au moment où le caporal de l’armée est entré dans la roulotte. Il était dans ma ferme avec ses hommes depuis le début. Il a dit aux policiers de se calmer, qu’il n’y avait pas de trafic ici, que c’était juste des agriculteurs qui venaient chercher des génératrices prêtées. Fin de la discussion! » rapporte M. Bessette.
Cette plainte non fondée et le vol de deux génératrices sont les seuls points négatifs survenus chez lui durant toute l’aventure du verglas de 1998, mentionne Réjean Bessette.
Le reste, au contraire, demeure selon lui la plus grande action de solidarité jamais vue. « La générosité des gens et la chaleur humaine étaient indescriptibles. J’ai aujourd’hui beaucoup de respect pour les Beaucerons, les habitants du Lac, du Bas-Saint-Laurent, de l’Abitibi et des autres régions qui nous ont aidés, sans rien demander en retour », affirme-t-il.
Avec fierté, il souligne que toutes les génératrices ont été « renippées » avant d’être réexpédiées à leur propriétaire.
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