Fertilisation végétale : un potentiel à explorer
Les engrais végétaux pourraient-ils un jour combler en partie les besoins en fertilisation des fermes maraîchères biologiques? C’est fort probable, mais du travail reste à accomplir pour y parvenir, explique l’agronome Charlotte Giard-Laliberté, qui s’est penchée sur la question. Deux méthodes se présentent à un producteur bio qui souhaite amender le sol grâce aux végétaux.
La fertilisation en sulfate dans une culture de luzerne
Le soufre se retrouve principalement sous forme organique dans le sol et il doit d’abord être converti en sulfate afin d’être disponible pour les plantes. C’est un élément important pour la croissance de la luzerne et nécessaire dans le processus de fixation de l’azote atmosphérique par les rhizobiums.
Fertilisation azotée des graminées fourragères à rendement élevé
Notre étude, réalisée dans des fermes en Estrie et dans Chaudière-Appalaches, démontre que les besoins en azote des prairies de graminées ayant un fort potentiel de rendement sous régime à trois coupes sont plus élevés de 40 % que les recommandations maximales actuelles. La dose maximale d’azote actuellement recommandée au Québec est de 160 kg N/ha.
La fertilisation des grandes cultures avec des déchets
« Les restes de table, les rebus de jardinage et les boues d’épuration des eaux usées sont des déchets de valeur qui peuvent enrichir le sol des champs agricoles et remplacer une partie des engrais synthétiques », soutient Joann Whalen, du département des sciences des ressources naturelles de l’Université McGill. La chercheuse collabore avec l’Université de Waterloo, …
Une fertilisation judicieuse
En décembre, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et celui de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec ont autorisé les producteurs à épandre leur lisier plus tard que prévu. Cette mesure exceptionnelle visait à éviter le débordement des fosses au printemps 2020 et, par le fait même, une …
Fertilisation : améliorer les pratiques pour réduire le phosphore
Le phosphore est « une lame à double tranchant », explique Christian von Sperber, professeur adjoint au Département de géographie de l’Université McGill. C’est l’un des nutriments principaux utilisés dans les engrais qui permettent d’améliorer le rendement agricole, mais c’est aussi un élément chimique qui pose de sérieux « risques environnementaux ».
La fertilisation en sulfate dans une culture de luzerne
Le soufre se retrouve principalement sous forme organique dans le sol. Il doit d’abord être converti en sulfate afin d’être disponible pour les plantes.
Quoi de neuf dans le domaine de la fertilisation?
Le lancement de nouveaux produits dans le domaine de la nutrition végétale se fait au compte-gouttes. Des années de tests sont nécessaires à leur élaboration et l’ultime étape de l’homologation des nouveautés par les autorités réglementaires s’avère tout aussi fastidieuse.