Projet de gazoduc en 2011. Crédit photo : Martin Ménard/TCN
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S'abonner maintenantAlors que le projet Énergie Est se trouve encore dans les cartons, la Fédération de l’UPA de la Montérégie refuse d’accepter un projet de gazoduc qui serait enfoui à seulement 1,2 m de profondeur entre Saint-Sébastien et Pike River.
« On a toujours demandé 1,6 m, comme pour Ultramar », insiste Christian Saint-Jacques, président de la Fédération. Ce dernier ajoute que les négociations avec TransCanada ont achoppé sur ce point, malgré une médiation.
Le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) publié le 22 août prend acte de ce désaccord et refile la décision au ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, qui analyse le dossier.
La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) devra aussi se prononcer. L’orientation préliminaire de la Commission, en avril dernier, avait déterminé qu’il n’y avait pas de raison d’enfouir le gazoduc à la norme habituelle de 1,6 m étant donné qu’il s’agit du doublement d’un gazoduc existant à 1,2 m.
Christian Saint-Jacques rappelle qu’un gazoduc ou un pipeline moins profond que 1,6 m augmentent le risque et les contraintes au cours de certains travaux comme le sous-solage ou le nivelage des terres. Le président de la Fédération estime que le fait qu’un premier gazoduc existant est enfoui à 1,2 m et que le nouveau va se situer à côté n’est pas une raison suffisante pour exempter TransCanada de creuser un peu plus. Il serait ensuite possible de replacer l’ancien gazoduc à 1,6 m lorsqu’il devra être remplacé ou rénové.
« On s’entendait sur le reste », ajoute Christian Saint-Jacques, qui précise que des compensations, des mesures de mitigation de même qu’une surveillance de chantier étaient prévues.
« Nous sommes disposés à discuter des aménagements possibles au cours du développement de nos projets, dans la mesure où la sécurité des installations ne sera pas compromise », a commenté Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada, sans répondre directement à la question de La Terre sur la profondeur du gazoduc.