Si le modèle canadien devait changer, Saputo serait capable de s’ajuster à n’importe quel contexte, assure son président et chef de la direction. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantLe système de gestion de l’offre a été bénéfique pour le Canada, croit le grand patron de Saputo, Carl Colizza. Si le modèle canadien devait changer, le transformateur laitier serait capable de s’ajuster à n’importe quel contexte, assure-t-il.
« Au bout du compte, ça a fonctionné pour les Canadiens et pour le Canada, a répondu le président et chef de la direction de la société montréalaise lors d’une conférence téléphonique, le 7 février, visant à discuter des résultats trimestriels. Nous avons bien travaillé à l’intérieur de ce système. Si jamais il y avait une décision de s’éloigner de ce modèle, nous nous adapterions en conséquence. »
Au moment où une guerre tarifaire avec les États-Unis ou une renégociation rapide de l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique est dans le domaine du possible, l’avenir du système de gestion de l’offre soulève des questions.
Pour le moment, le gouvernement Trudeau ne semble pas enclin à remettre le système en question lors d’éventuelles négociations commerciales. Au début février, la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a affirmé que les libéraux défendraient la gestion de l’offre. La ministre du Commerce international, Mary Ng, a émis le même son de cloche.
M. Colizza en tire la conclusion que la gestion de l’offre est là pour de bon.
Nous croyons que le gouvernement canadien comprend l’importance de la gestion de l’offre et nous ne pensons pas que ce serait un élément de négociation à mesure que les choses progressent.
Questionné par une analyste au sujet des quotas d’importation de fromage, l’homme d’affaires a dit que Saputo, une multinationale internationale, pourrait tirer son épingle du jeu si le Canada acceptait une augmentation des quotas d’importation, comme cela a été fait lors de précédentes négociations d’accords de libre-échange.
« En tant que transformateurs, nous savons ce qui est produit au Canada et ce qui ne l’est pas, explique-t-il. Ce que nous sommes capables d’amener avec ces quotas, ce sont des produits de différentes régions qui permettent aux consommateurs canadiens d’élargir leur horizon. »
Au sujet de la menace tarifaire de l’administration Trump, M. Colizza n’est pas inquiet. « Il n’y aurait pas un grand impact, car il y a peu de mouvement entre notre production aux États-Unis et au Canada, ou même avec le Mexique. »
« Il y a certains intrants qui seraient touchés, que ce soit l’emballage, certains produits chimiques ou d’autres choses de ce genre, ajoute-t-il. Fondamentalement, ça n’aurait pas un impact important sur nos activités. »
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