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S'abonner maintenantDepuis le 1er janvier 2009, les contribuables canadiens possèdent deux véhicules pour leur permettre d’économiser pour la retraite : le régime enregistré d’épargne retraite (REER) et le compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Bien que les deux régimes aient des objectifs très différents, ils sont complémentaires. Voici une présentation sommaire des caractéristiques et des différences de ces comptes d’épargne.
Le REER
Le REER constitue un abri fiscal très intéressant. Les contributions à un REER sont généralement déductibles dans le calcul du revenu net, ce qui permet de réduire les impôts en plus de faire gagner certains autres crédits ou prestations pour la famille. En effet, plusieurs crédits ou prestations sont accordés en fonction du revenu net familial. Ces crédits ou prestations sont principalement : la prime au travail du Québec et la prestation fiscale pour revenu de travail au fédéral, les allocations canadiennes pour enfants, les crédits de TPS et solidarité, l’assurance médicaments du Québec et le crédit d’impôt remboursable pour le soutien aux enfants du Québec. Le droit de cotisation pour 2018 correspond à 18 % du revenu « gagné » de 2017, jusqu’à un maximum de 26 230 $, plus les droits de cotisation inutilisés des années antérieures. Les revenus générés à l’intérieur du REER se font à l’abri de l’impôt. Lors de la retraite, le bénéficiaire d’un REER pourra retirer les sommes accumulées sous forme de rentes viagères ou de fonds enregistré de revenu de retraite (FERR). À ce moment-là, il s’agira de répartir les sommes accumulées sur la durée restante de la vie du bénéficiaire, ou du conjoint. Ces sommes ainsi retirées s’ajouteront au revenu imposable du rentier ou du conjoint.
Le CELI
Le CELI est différent du REER. Lors du dépôt d’argent dans le CELI, aucune déduction fiscale ne sera permise. Les revenus accumulés dans le CELI (intérêts, dividende, gain en capital, etc.) s’accumuleront à l’abri de l’impôt, mais lors du retrait d’argent, le capital et les revenus accumulés ne seront pas imposables. À compter de l’année 2009, et jusqu’à 2012 inclusivement, tout particulier de 18 ans et plus qui réside au Canada pouvait verser annuellement un montant maximal de 5 000 $ dans son CELI. Pour 2013 et 2014, la cotisation maximale a été portée à 5 500 $; pour 2015, elle était de 10 000 $; de 2016 à 2018, elle était de 5 500 $; et à compter de 2019, elle est de 6 000 $. Ainsi, un contribuable n’ayant jamais contribué dans son CELI pourra, en 2019, investir un montant de 63 500 $.
REER ou CELI?
L’une des variables les plus importantes dans ce choix est le taux d’imposition aujourd’hui et celui qui prévaudra au moment de la retraite. En effet, pour le contribuable dont le taux d’imposition au moment de la retraite sera plus bas que dans les années où il cotisait, le placement REER semble plus avantageux. Les autres facteurs importants à considérer à compter de 65 ans sont la pension de sécurité de la vieillesse (PSV) et le supplément de revenu garanti (SRG). Dans le cas où ces deux programmes sociaux se trouveraient amputés selon les revenus imposables du retraité, le placement CELI semble plus avantageux, car les montants qu’on y retire n’entrent pas dans le calcul du revenu imposable du retraité et ne viennent donc pas réduire les montants de la PSV et du SRG.
Un particulier qui doit choisir où investir son argent aura tout intérêt à contribuer à son REER dans un premier temps, car cette cotisation procure un avantage immédiat puisqu’elle peut être déduite du revenu. Le CELI est aussi à considérer dans une perspective d’épargne globale pour le particulier, perspective qui inclut le REER.
