Économie 10 novembre 2017

Les prix des pommes se maintiennent, malgré une saison moyenne

En 2017, les producteurs de pommes ont dû composer avec plusieurs événements météorologiques qui ont mis les arbres à rude épreuve. Du froid au printemps, une canicule en septembre et, pour certains, des épisodes de grêle. Résultat : une saison moyenne, des problèmes de qualité anticipés, mais au moins, les prix se maintiennent.

« On s’en tire avec de beaux fruits, mais ce n’est pas une récolte à tout casser », indique la présidente des Producteurs de pommes du Québec, Stéphanie Levasseur. La quantité actuellement entreposée, qui totalise 2,1 millions de minots, est inférieure de 10 % à celle de l’année dernière.

Au cours de l’hiver, il faudra cependant s’attendre à des pertes dues à la moins bonne qualité des pommes entreposées. Les pomiculteurs sont conscients qu’une partie de ces pommes ne se rendra pas au marché du frais, mais ne peuvent prédire en quelle proportion pour l’instant. « Notre déclassement pourrait être un peu plus élevé qu’à l’habitude à cause de ça », souligne Mme Levasseur.

Prix

Les Producteurs indiquent que les prix du marché du frais semblent se maintenir au Québec, malgré une légère pression à la baisse en raison de l’arrivée des pommes de Washington. Cet État pomicole a connu une meilleure saison que lors des dernières années. « Ça va se replacer », croit Stéphanie Levasseur.

Au supermarché, la différence de prix entre les pommes américaines et les québécoises n’est pas inquiétante. Les récoltes ne sont pas non plus « à tout casser » dans le Nord-Est américain. Il n’y a donc pas de pression négative à craindre sur les prix.

À la transformation, ceux-ci sont à la hausse. « Notre dollar baisse. Ça coûte plus cher d’acheter des fruits des États-Unis », explique Mme Levasseur. Les prix des pommes de transformation sont influencés par le marché international. Même en Europe, les récoltes se sont situées dans la moyenne. Cette conjoncture permet aux producteurs du Québec de vendre leurs pommes déclassées (préalablement destinées au marché du frais) aux transformateurs d’ici. « On pense que les acheteurs-transformateurs ont la capacité d’absorber ce qui aura été déclassé », dit Mme Levasseur.