Les nouveaux investisseurs estiment que le premier marché demeure celui de l’isolation des manteaux, mais d’autres produits pourraient être développés dans le futur. Crédit photo : Liz West
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S'abonner maintenantL’ex-chef de la direction de La Coop fédérée, Claude Lafleur, se lance dans la transformation et la mise en marché d’asclépiade. Avec d’autres investisseurs, l’homme d’affaires a racheté des actifs de Protec-Style inc., qui a fait faillite en octobre.
La nouvelle entreprise, Monark Eco Fibre, a déjà amorcé de sérieux pourparlers avec de nombreux clients et partenaires pour assurer son développement.
Les investisseurs ont aussi formé une coentreprise avec la Coopérative Monark, qui représente 125 producteurs, pour racheter et remettre en activité l’équipement d’extraction de l’usine de Saint-Tite.
« Travailler avec un gars comme Claude Lafleur facilite énormément la transition entre la production et la mise en marché, mentionne Daniel Allard, président de la Coopérative et producteur. Les autres investisseurs sont des gens assez hot aussi. Ce sont des spécialistes du textile, de la gestion et de l’innovation. » L’agriculteur se dit soulagé par l’arrivée du groupe. Rappelons que la compagnie Protec-Style achetait l’ensemble de la récolte de cette nouvelle filière.

Potentiel formidable
Pour Chafic Zakaria, investisseur spécialiste en textiles et nouveau président de Monark Eco Fibre, la fibre d’asclépiade a un potentiel formidable. « C’est une solution de rechange écologique aux autres isolants thermiques, et c’est ce que le consommateur veut », affirme-t-il. Selon lui, le premier marché demeure celui de l’isolation des manteaux, mais il entend développer des tissus et de la literie en fibre d’asclépiade.
Une superficie de 600 hectares d’asclépiades arrivera à maturité l’an prochain et celle-ci devrait doubler en 2019. Daniel Allard mentionne que la Coopérative ne compte pas recruter de nouveaux producteurs à court terme, faute de semences notamment.