En plus de collaborer à La Terre de chez nous, Serge Gaboury continue de ravir les lecteurs des magazines Les Débrouillards et Les Explorateurs. Il a aussi laissé sa marque au journal Le Soleil, ainsi qu’aux magazines 7 jours, Croc et Safarir. Photo : Ville de Québec
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S'abonner maintenantL’homme derrière les caricatures de La Terre de chez nous depuis plus de 30 ans, Serge Gaboury, a reçu le prix Reconnaissance en bande dessinée décerné par la Ville de Québec et Québec BD, le 24 mars.
« Par ce prix, le jury a tenu à souligner le parcours professionnel de Serge Gaboury, un auteur de la région de Québec qui s’est imposé comme l’un des artistes les plus prolifiques et incontournables de la bande dessinée québécoise », précise-t-on. Son trait distinctif et sa grande polyvalence ont été louangés, de même que la longévité de sa carrière, de près de 50 ans, ainsi que la grande quantité de publications auxquelles le caricaturiste a collaboré au fil des ans. « Son talent et son humour ont ainsi su toucher plusieurs générations de lecteurs et de lectrices et influencer de nombreux bédéistes du Québec », a commenté le jury.
En entrevue avec La Terre, le principal intéressé se dit touché par une telle distinction, surtout qu’il n’en a pas reçu beaucoup dans sa carrière, ayant fait le choix de miser sur les périodiques plutôt que les albums.

Il se plaît toujours autant à dessiner sur le thème de l’agriculture chaque semaine. « L’actualité des producteurs agricoles, c’est très riche comme source pour moi », mentionne-t-il. Le père de la bande dessinée Les Laterreur veille d’ailleurs à s’inspirer des préoccupations des agriculteurs pour faire vivre toutes sortes d’aventures à la famille de Roland.
En plus de collaborer à La Terre de chez nous, Serge Gaboury continue de ravir les lecteurs des magazines Les Débrouillards et Les Explorateurs. Il a aussi laissé sa marque au journal Le Soleil, ainsi qu’aux magazines 7 jours, Croc et Safarir.
Étant donné que les temps sont durs pour les périodiques, le bédéiste a commencé à enseigner son art aux jeunes du secondaire. Il donne ainsi quatre cours de bande dessinée et d’illustration par semaine. « C’est assez incroyable ce que les jeunes de cet âge-là peuvent faire », s’émerveille-t-il.
Cette facette de son travail a également influencé le jury qui l’a choisi pour recevoir le prix Reconnaissance en bande dessinée. « En partageant son savoir-faire à travers de multiples ateliers et formations au fil des ans, il a su donner la piqûre du 9e art à une foule de gens de tous les âges », a-t-on souligné.