Actualités 28 août 2014

Des gels meurtriers dans l’asperge!

afa4e834e30dde124eab26df18d5d5ca

« Ç’a fessé fort! Les gels de mardi et mercredi matin nous ont fait perdre plus de 18 000 kilos d’asperges. En fait, toutes les pousses de 1 à 20 cm de hauteur ont été perdues. »

Voilà ce qu’affirme Stéphane Roy, copropriétaire de Les Fermes Horticoles L.M.R. inc., une entreprise qui cultive près de 20 hectares d’asperges à Saint-Liguori, près de Joliette. Les producteurs de la Mauricie et ceux de Lanaudière semblent particulièrement touchés par les gels mortels.

À Shawinigan, Jean-Yves Renel tient les rênes d’une autre production importante d’asperges, laquelle totalise 28 hectares « Nous avons perdu 70 % des asperges qui devaient être récoltées cette semaine. Mais n’allons pas croire que la saison est terminée pour autant. Nous couperons les tiges mortes et de nouvelles pousses sortiront de terre. Notre production reprendra donc dans les prochains jours et se poursuivra jusqu’en juin », explique-t-il.

Les producteurs contactés dans la région de Québec et de la Montérégie ont été plus chanceux, puisque aucun gel mortel n’avait affecté leurs cultures d’asperges.

Des plants de maïs stressés par le froid

Les plants de maïs ont eu froid et leurs propriétaires ont eu chaud en ce début de semaine! Plusieurs producteurs avaient couru le risque de semer tôt, s’exposant aux risques de gel. Or, la température sous le point de congélation a laissé craindre le pire.

Pour s’en convaincre, il s’agissait simplement d’écouter la sonnerie du téléphone cellulaire des conseillers en grandes cultures, qui ne cessait de sonner sous les appels de producteurs inquiets. « J’ai effectivement vu des plants de maïs fanés et d’autres carrément tombés au sol à cause du gel. Par contre, ce n’est pas partout; seulement dans certaines sections de champs, comme les coteaux de sable, ont été touchées. Mais je ne m’inquiète pas, car le maïs n’a pas atteint son point de croissance. À mon avis, les plants repousseront. Seule leur croissance sera peut-être ralentie; tout dépend du reste de la saison », nuance l’agronome Angèle Boulay, de la Coop Sainte-Hélène.

Les pommes s’en tirent

Des pomiculteurs d’Oka, près de Montréal, ont eu la frousse. Les températures ont descendu à près de -2º C, causant la perte d’un certain nombre de fleurs par endroits. « Dans certains vergers, plus précisément dans les zones de baisseur, il y aurait eu des dommages causés par le gel. Mais sachons qu’il faut seulement 10 % des fleurs pollinisées pour obtenir une bonne récolte de pommes. Ce n’est donc pas grave si un faible pourcentage de fleurs a été affecté par le gel », explique Daniel Ruel, directeur de la Fédération des producteurs de pommes du Québec.

Ce dernier affirme que le degré de température influence énormément les pertes de fleurs. Si la température avait descendu sous les -3,9 º C, l’heure aurait été au drame puisqu’à cette température, c’est plus de 90 % des fleurs qui succombent.