Emmanuelle St-Jean Crédit photo : Martin Ménard/TCN
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S'abonner maintenantSAINT-EUGÈNE — Avec un total de 1 500 hectares et 190 vaches en lactation, la famille Villeneuve ne lésine pas sur les moyens. La moissonneuse-batteuse, un modèle S680, vaut près de 850 000 $ avec la table de 45 pieds – la plus large de John Deere.
L’entreprise compte sur un autre équipement imposant : un débardeur à grains d’une capacité de 50 tonnes! « Nous avons choisi un gros grain cart pour faire le moins possible d’allers-retours dans le champ. Le fait d’en avoir un gros au lieu de deux petits nous permet d’économiser en main-d’œuvre et d’éviter de payer pour un deuxième tracteur en marche. C’est sûr que ce n’est pas toujours évident, surtout dans des endroits restreints, mais j’adore conduire ça! » témoigne Emmanuelle St-Jean au volant du mastodonte. Celle qui se qualifie de « fille de la ville » (elle a demeuré à Toronto) participe à toutes les tâches à la ferme, même le déneigement.

Lors de notre passage, les Villeneuve obtenaient un rendement de 2,5 à 3 t/ha, soit en deçà de l’an dernier. Ils cultivent près de 600 hectares de soya dans une municipalité francophone du canton de Hawkesbury Est, en Ontario, tout près du Québec.
Une mère de famille et sa fille
Conciliation travail-famille oblige, Emmanuelle St-Jean gardait un œil sur la moissonneuse-batteuse et l’autre sur sa petite fille qui dormait sur le plancher de la cabine du tracteur. « Ils annoncent des journées de pluie; on donne une “go” », lance Mme St-Jean.