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La main-d’œuvre québécoise a remplacé avec succès les travailleurs étrangers au Vignoble de l’Orpailleur, à Dunham en Montérégie. Photo : Gracieuseté du Vignoble de l’Orpailleur

La main-d’œuvre québécoise a remplacé avec succès les travailleurs étrangers au Vignoble de l’Orpailleur, à Dunham en Montérégie. Photo : Gracieuseté du Vignoble de l’Orpailleur

« Par chance, j’ai trouvé du monde vaillant » - Charles-Henri de Coussergues

Les propriétaires du Vignoble de l’Orpailleur ont vécu tout un épisode d’angoisse lorsqu’ils ont appris que les frontières fermaient le 17 mars, eux qui devaient recevoir leurs travailleurs étrangers le lendemain pour entamer la taille cruciale de leurs 166 000 plants de vigne.

« C’était catastrophique. J’étais certain de n’avoir personne pour la taille. On a publié des annonces sur Facebook et par chance, j’ai trouvé du monde vaillant », exprime avec soulagement l’un des propriétaires du vignoble de Dunham en Montérégie, Charles-Henri de Coussergues.

Sur les 18 Québécois qu’il a recrutés, quatre n’ont pas tenu le coup. « La taille, c’est très demandant et les conditions étaient particulièrement froides pour travailler », relate-t-il. Le reste du groupe, composé d’un même nombre d’hommes et de femmes, a poursuivi les travaux jusqu’à la fin. « La vie a été bonne pour nous », s’exclame le vigneron.

La taille et la pose du paillis viennent tout juste de se terminer, mais la COVID-19 change un aspect : il n’y aura pas de fête et de repas copieux célébrant la fin de la taille, une tradition qui remonte jusqu’à la jeunesse de M. de Coussergues en France.